Tideland (juillet 2006)

De Terry Gilliam. Si je suis si heureux de pouvoir écrire et vivre aujourd’hui, ce n’est pas parce que nous jouons demain une finale de coupe du monde, non, c’est simplement parce que j’ai cru mourir d’ennui hier en regardant cette objet filmique à oublier, sorte de mélange raté entre Alice au pays des merveilles(version laide et sans merveilles) et Psycho (ouh la grande maison isolée avec la marâtre qui fait peur…).

Esthétique de Tideland

Je crois bien que l’esthétique Gilliam touche ici sa limite tant sa manière de filmer, boulimique, parfois prétentieuse, m’a continuellement exaspéré. Allez, en guise d’esthétique, vous me multiplierez les cadres décentrés, les points de vue vacillantes et surtout vous ne laisserez pas votre caméra immobile plus de deux secondes, diable, être créatif, n’est-ce pas mettre une bonne tartine d’effets visuels qui sont finalement vides de sens?… Dès les premières minutes, chez les parents junkies, Gilliam nous propose une variation (ratée) de son Las Vegas Parano, le problème étant que cette esthétique se transpose dans la peinture du monde imaginaire (sans imagination, moche et incapable de dépasser visuellement ce qui est dit par la parole…) : tout est filmé de la même manière, avec les mêmes effets qui deviennent ainsi de simples tics artistiques (pour être gentil…). Le thème, l’exploration du rapport fiction, imagination et réalité est traité aussi brillamment qu’une rédaction de collégien niveau quatrième… Alors, vous me mettrez un débile (forcément…) et une gamine insupportable (l’expression tête à claques a pris ici tout son sens) qui cabotinent gaiement, dans un univers à la fois glauque et commun… Puis une pincée de méchante marâtre aussi pathétique dans la vision qu’en présente Gilliam que dans la manière dont elle est jouée. Vous obtiendrez alors un conte assez détestable et par moments malsain (je pense au rapport qui s’installe entre la petite fille et l’attardé…) où ce qui devait être une ode à l’imagination devient une purge véritable où l’on attend fébrilement la délivrance symbolisée par une énième scène ridicule où s’égare le propos général du film… Bref, J’ai connu Gilliam plus avisé et en forme. En tous cas, un bon conseil, évitez si possible cette chose ou faites vous un avis que vous me ferez, j’espère, partager…

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