Le test du jeu Bioshock Infinite Tombeau sous marin

Tout juste sept mois après la sortie de Bioshock infinite, son aventure magistrale et son univers volant, perdu dans l’espace et le temps d’infinies possibilités (ceux qui ont fini le dit jeu comprendrons), Ken Levine et son équipe de développeurs nous invitent, avec la première partie d’un DLC très attendu, dans l’un des lieux les plus iconiques de la saga Bioshock, Rapture, mais pas n’importe quelle Rapture, celle encore festive du 31 Décembre 1959, le soir où tout a basculé. Inutile alors de préciser que ce DLC s’adresse avant tout aux joueurs ayant déjà fini Bioshock Infinite, au risque d’être quelque peu perdu, voire de carrément se faire spoiler ses tenants et ses aboutissants, mais aussi et surtout ceux ayant déjà arpenté les avenues de Rapture dans les premiers Bioshock, cette extension s’articulant autour d’une grosse dose de fan service.

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Le jeu  Bioshock infinite 

Il y a quelques semaines le premier DLC de Bioshock Infinite sortait sur toutes les plateformes de téléchargement. Le but de cette extension ? Prolonger l’expérience de ce grand jeu d’action, en invitant le joueur à prendre part à de grandes arènes où les hauts scores sont récompensés par la possibilité de débloquer des Artworks et des figurines de cire dans un Hall aux trophées consacré à la mythologie de la saga. C’est fun et idéal pour tous les amoureux de l’univers, mais bon jusque-là, pas de quoi casser trois pattes à un Chrosomes. D’ailleurs, puisqu’on parle de Chrosomes(vous savez ces humains rendus fous par le pouvoir des Plasmides qui incarnent le gros des ennemis des deux premiers Bioshock), pas le temps de dire « ouf » que le deuxième DLC de Bioshock Infinite, « Tombeau sous-marin », mettant en scène son lot de Chrosomes, est prêt à être téléchargé. Et, pour celui-ci, les développeurs ont vu les choses en grand. En effet, tous les amoureux du jeu originel ont surement eu, comme l’auteur de ces lignes, un petit pincement au cœur lorsqu’à la fin d’Infinite, Booker Dewitt, le héros, se retrouvait au milieu du Hall de Rapture parmi les distributeurs de Plasmides au rythme de « Here Comes the Boogeyman ». Du coup, avec la première partie de ce « Tombeau sous-marin » les petits gars de chez Irrational Games prolonge cette expérience nostalgique en proposant aux joueurs d’incarner Booker, le détective alcoolique, dans une « version » de Rapture, à la vieille de sa chute, en compagnie d’une Elisabeth plus âgée, tous deux à la recherche d’une petit fille disparue.

Une ambiance ultra violante dans le jeu !

Ken Levine, en interview lors de l’annonce de cette ambitieuse extension, exprimait son amour pour le cinéma classique américain et plus particulièrement pour le Film Noir et semblait vouloir adapter leurs codes afin de construire l’ambiance du DLC de Bioshock Infinite, déjà marqué au fer rouge par les codes des films américains des années 50-60, que ce soit dans sa direction artistique, mais aussi dans ses thématiques. Booker, le privé est donc toujours de la partie, de même que son flegme, son attirance pour les cigarettes et l’alcool qui transparaissent à travers des dialogues aléatoires particulièrement savoureux, jusqu’à son arme fétiche, dans la plus pure tradition des détectives de Film Noir. Mais plus important encore comme dans toutes les œuvres de ce genre, le récit ne démarre qu’avec l’arrivée d’une femme fatale, entraînant le détective, et par la même occasion ici le joueur, dans un jeu de manipulations et une enquête en chausse trappe dont il ne sortira pas indemne. Une fois le concept et les codes du Noir posés, il ne reste donc plus à Ken Levine et à son équipe qu’à y articuler l’ambiance ultra-violente et terriblement dérangeante qui a fait le succès des deux premiers opus, tout en conservant les grandes lignes du gameplay et des concepts scénaristiques (failles, réalité alternative, etc.) de Bioshock Infinite.

On pourrait déplorer un manque d’originalité, voire une absence totale de prise de risque de la part des développeurs, pourtant force est de reconnaitre qu’une fois encore le travail d’Irrational Games est absolument brillant. Comme dans Bioshock Infinite l’accent est mis sur le scénario, parfaitement imbriqué dans le gameplay et le Level design, la rencontre avec les différents ennemis de l’extension (notamment un, mais nous n’en dirons pas plus) et la visite des différents lieux étant au cœur de cette intrigue pour le moins énigmatique, dévoilant toute son ambition lors d’une séquence finale vertigineuse. Comme dans le jeu de base tout repose sur la relation entre Booker et Elisabeth, relation qui ici se révèle bien différente. En effet, tout en conservant les recettes du succès d’Infinite, les développeurs, grâce au concept aux multiples possibilités de la mythologie Bioshock (Des constantes et des variables comme le dit Elisabeth) peuvent envisager tous les personnages et toutes les situations sous des angles toujours différents.

Durant les premières minutes de « Tombeau Sous-marin », le joueur devra donc assister à la nouvelle alliance des deux héros, au milieu de l’ambiance guindé d’une Rapture que l’on n’avait jamais vu aussi rayonnante et qui pourtant semble déjà particulièrement dérangeante. En effet, une fois passé la zone très ouverte ou l’âge d’or de Rapture nous ouvre ses portes, la fête malsaine de Leonard Coen nous fait brusquement basculer, telle Alice dans le terrier du lapin blanc, dans un univers décadent, celui des Chrosomes et des combats à mort pour la saineté de l’esprit. Toujours plus profondément, dans les vestiges d’une plus ancienne Rapture, le joueur avance apeuré pendant cette courte mais intense aventure (2h30 de jeu environ), jusqu’à découvrir, in fine, au milieu des cris de terreur d’une « Petite Sœur », un terrible secret, enfoui dans la mémoire de Booker comme bientôt Rapture sera enfoui au plus profond de l’océan, remettant tout en question, même le scénario de Bioshock Infinite.

La technique autour du nouveau jeu !

Question technique, l’extension reprend le moteur quelque peu vieillissant de Bioshock Infinite qui se démarque toutefois grâce à la beauté de sa direction artistique, notamment dans les lieux donnant sur les gigantesques bais vitrés où l’on peut contempler toute la beauté et la grandeur de la cité sous-marine. Au rayon des changements, parce qu’il y en a, on constate surtout la présence d’un nouveau Plasmide et d’une nouvelle arme, aussi efficaces que jouissifs. D’un côté le Plasmide « Hiver d’antan » qui permet aussi bien de glacer les ennemis, avant de les briser en mille morceaux, que de créer des passages vers des lieux jusqu’alors inaccessibles et de l’autre, un Fusil à micro-ondes, faisant imploser les ennemis et tout ce qui se trouve aux alentours. Ce qui est la moindre des choses lorsque l’on affronte des hordes de Chrosomes enragés ! Bref, si avec tout ça vous n’avez toujours pas envie de replonger dans l’univers de Bioshock, on ne peut plus rien pour vous ! En tout cas, de notre côté, une chose est sûre, on attend la suite avec impatience !

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