palmarès juin 2012

Spider-Man Homecoming arrive chez Marvel avec son film

En ajoutant Spider-Man sur son monde, Marvel avait du pain sur la planche. Suite à la trilogie on ne pourrait bien plus cool de Sam Raimi ainsi qu’à l’ébauche aussi grandiloquente qu’inachevée de sony, l’apparition de la personne araignée sur le tonique Civil War sonnait comme un retour aux sources avec, toutefois, un brin de nouveauté : une jeunesse totalement réincarnée par Tom Holland ainsi qu’un costume aux contours aussi limpides qu’une toile d’araignée. Avec Homecoming, l’heure est venue de sonner le ( vrai ) grand retour d’un des héros les plus plébiscités de l’Amérique.

Un nouveau héros dans le Marvel Cinematic Universe

Mais voilà, ce Spider-Man peine à s’imposer comme un héros reconnu de tous et, principalement, aux yeux de Tony Stark, le big boss des Avengers qui, pour l’événement, incarne une figure paternelle conforme à son caractère qu’on ne présente plus. En parallèle de ce récent défi, Peter Parker paraît à peine sorti de sa puberté, obnubilé par cette belle gosse qui lui file entre les doigts et rattrapé par la réalité du lycée en compagnie d’un pote geek légèrement trop envahissant. De quelle façon faire le tri, en somme ? La solution, Jon Watts la comporte et la formule avec un élan à mi-chemin entre le teenage movie et le film de super-héros : un compromis bienfaisant quand on sait combien l’écurie Marvel se perdait sur ses récits formatés et son plaisanterie bon public.

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Super-héros ayant une carrière cinématographique bizarre du fait des affres que les relations compliquées entre les studios sony et Marvel lui ont demandées, Spider-Man revient au grand écran avec un troisième tête : celui de Tom Holland. Les exercices de Marvel pour réintégrer à son monde cinématographique le personnage que la marque avait déploie sur le papier, mais qui avait échoué à l’écran entre les mains de sony, trouvent donc ici leur aboutissement, et, par un récent reboot, cherchent à effacer le précédent que sony avait entrepris tout seul, sous le nom de The Amazing Spider-Man. Introduit par les studios Marvel sur Captain America : Civil War, ce Spider-Man s’ancre donc cette fois pleinement sur l’univers cinématographique Marvel qu’il mit aussi bien de peine à rejoindre – quoique les studios sony gardent le régule créatif du film – pour un rendu plus que convaincant.

Spider-Man Homecoming le nouveau venu !

Alors qu’on aurait pu s’attendre à un film hybride qui ne sait sur quel pied danser, Spider-Man Homecoming fait sans hésitation le sélection de la comédie originelle et dure, et s’y tient de la première à la dernière min avec une constance admirable. C’est en effet sur le ton de l’autodérision que Jon Watts traite sa musique et il l’assume pleinement, bien loin du Tim Miller hésitant de Deadpool qui, à force de ne pas choisir entre le film de super-héros classique et la parodie, ne parvenait ni sur l’un ni sur l’autre. Ici, pas d’ambiguïté et Watts prend un sympa plaisir à briser tous les effets dramatiques qu’il nous prodigue d’une manière spécialement jubilatoire, aussi bien par des dialogues affûtés que par un comique de circonstance à la perfection gérénn ( Spider-Man n’arrivant pas à maîtriser les différents critères de son costume pensé par Iron Man, le retournement sur la vraie identité du Vautour, alias Michael Keaton, à la perfection introduit et exploité de manière hilarante ).

Si le cadre et l’histoire se trouvent être familiers, le film retrouve une fraîcheur géniale sur son casting : Tom Holland fait en quelques sortes la synthèse des deux interprètes précédents aussi à l’aise sur les deux facettes du personnage quand bien même en dépit d’une présence attachante son Peter Parker manque encore de la gravité qui habite le personnage. Il partage une liaison crédible et chaleureux avec Jacob Batalon, Tony Revolori ( Grand Budapest Hotel ) est un Flash Thompson atypique mais drôle et Zendaya actrice qui émane du Disney Channel sur le rôle de l’ironique Michelle tire à toujours le meilleur de chacune de ses répliques et réactions.

Jon Watts a su faire un très bon film

Nous avions apprécié la mise en scène de son précédent film Cop car qui semblait déjà très assurée, Jon Watts confirme être un cinéaste talentueux qui a la compétence de coordonner à la fois l’action ( dont deux scènes majeures ) et la comédie slapstick, de tirer le meilleur de ses acteurs tout en maintenant au cœur de cette géant machine bien que tous ces éléments une cohérence et une unicité de ton. Ce talent déborde la classique pratique et lui certifie une place par rappor à la sphère du grand écran de divertissement hollywoodien. La palette colorée de Salvatore Totino ( L’Enfer du dimanche, Da Vinci code ) convient tout autant à l’univers du comic-book que du teen-movie, le montage de Dan Lebendal ( sociétaire de Marvel Studios puisqu’il a officié depuis Iron Man sur cinq scènes dont Ant-man ) certifie une cadence tonique nécessaire à l’ensemble. Le score de Michael Giacchino manque d’un thème particulièrement marquant quand bien même sa relecture orchestrale du générique du dessin-animé est fantastique. Spider-man Homecoming est une comédie d’action trépidante dont l’humour omniprésent ne verse jamais sur la parodie et qui assume pleinement sa au naturel de « Marvel movie ». C’est même un des scènes du studio qui exploite le mieux l’univers partagé tout en étant à la perfection autonome. Spidey est entre de bonnes mains…

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