Prom Night – le bal de l’horreur: la critique!

Prom Night arrive sur nos grands écrans en plein mois d’été… Les studios d’Hollywood ne changeront jamais: profitant de la léthargie générale à cette époque de l’année, ils tentent de nous refourguer une admirable daube sans nom. Qu’elle serve au moins à rappeler ce qui est bon dans le domaine!

La critique du film Le Bal de l’horreur

L’amateur de films d’horreur, friand de bons slashers, a certainement eu l’oeil attiré par l’alléchante affiche que nous propose Prom Night: un visage féminin, qui semble affreusement torturé, hurlant sans doute quelque chose comme: “mais qui a osé me poser de travers ma couronne de Reine du Bal!!”. A moins qu’elle se plaigne du fait que quelqu’un lui a lâché dessus un string de strass… Les experts de Worldcine Mag se penchent encore sur la question.

Bref, maintenant qu’on a terminé le tour des qualités du film, passons aux aspects négatifs. Là aussi, ça va aller vite: c’est une bouse complète.

Bon, bon, je sens que vous voulez en savoir un petit peu plus… alors procédons au massacre de Prom Night en ordre.

Le réalisateur Nelson McCormick est un probable émule de l’antimatière cinématographique Uwe Boll! Le mec qui a commis un pêché mortel en pondant le zédifiant House of the Dead, 1er châpitre de sa dorénavant célèbre quête contre le 7è Art.

Mais n’est pas Boll qui veut (Dieu merci), et ce cher McCormick, qu’on n’espère pas revoir de sitôt, se contente de prendre tous les ingrédients nécessaires au succès de la recette pour nous offrir le plat le plus insipide qui soit.

Niveau pitch, c’est du déjà vu, revu, re-revu, etc.: des étudiants, une fête de fin d’année, un type sadique qui vient dézinguer tous ceux qui se dressent sur le chemin qui va le mener à sa belle. Ah, j’allais oublier: il a massacré les parents de la donzelle quelques temps plus tôt, et croyez-moi qu’ils méritaient bien leur sort: ces salauds ne savaient pas où se trouvaient leur fille! Non mais quel culot! si ça ne mérite pas une bonne dizaine de coups de couteaux ça!

La paresse est poussée jusqu’au bout puisqu’aucun travail n’est effectué sur l’environnement des protagonnistes, leurs liens, à part l’insupportable cliché de la blonde pimbêche qui se voit sacrée Reine avant l’heure, par opposition à notre gentille héroïne. Au sein du bestiaire voué à la boucherie, on a bien évidemment droit au couple black qui a sur son front marqué ” on est le couple qui va se faire tuer en priorité sur les autres en raison de notre couleur de peau “. Bien vu (ou quasi).
Et là, on ne peut s’empêcher de penser à l’excellent Scream, film autopsie du slasher type, qui nous avait prévenu 10 ans plus tôt de ce phénomène. Hollywood se ridiculise une nouvelle fois, piégé par sa propre caricature.

La mise en scène des meurtres viendra-t-elle sauver du naufrage ce néant d’idées?

Si vous aimez le tueur armé d’un couteau qui poignarde toujours de la même façon, vous serez ravis. L’autre arme utilisée est une tronçonneuse. Et c’est la Production qui s’en sert avec un découpage au poil pour censurer un maximum de scènes et couper au mieux la bobine afin qu’elle rentre dans les 90 mn habituelles.

Vous aurez compris que même le téléfilm de 2è partie de soirée passé sur le cable est plus imaginatif et moins fauché que ce film dont j’ai volontairement tu toute allusion sur l’absence de performance des acteurs (qu’on ne reverra certainement plus, sauf dans la suite qui sortira en Direct-to-DVD). Il faut reconnaître qu’ils auront avalé des lignes de dialogues éditées par un cerveau fatigué…

Inutile de jouer aux naïfs: ce film s’adresse essentiellement au public ado d’été, qui n’a pas eu la chance de connaître les illustres prédécesseurs que sont Scream, Urban Legend, Souviens-toi…, ou plus anciennement encore, l’excellent Halloween et les mauvais (mais cultes) Friday the 13th.

Si l’on préfère le slasher fantastic, hormis les cultes et toujours aussi amusants Freddy (merci Robert Englund) on a la série des sadiques “Destination Finale”, qui maîtrise délicieusement et vicieusement la mise en scène de la mort. Si l’aspect “comique” sous-jacent à cette franchise ne plaît pas, on peut se contenter des froidement graphiques Hostel ou Saw, dont les titres des 2 futurs épisodes (Saw 6 et Saw 7) font encore rire dans les chômières francophones. Mais l’on s’éloigne un peu du slasher.

Reste enfin les parodies que sont les Scary Movie, pas mauvaises du tout.

Amateurs de slashers, passez une soirée DVD à regarder l’un des titres précités plutôt que de dépenser inutilement votre argent dans les caisses obèses et fainéantes hollywoodiennes. E si vous croyez qu’emmener votre copine vous permettra de la réconforter pendant les scènes d’horreur, vous avez tout faux: elle vous fusillera du regard avant de demander le divorce. Et encore, ce sera le moindre de vos problèmes! Ça le deviendra quand elle vous réclamera de lui rendre la pareille en matant une comédie dramatique française lambda comme il en pleut régulièrement. Et croyez-moi, ces choses là, c’est comme les grippes intestinales: ça frappe un peu n’importe quand dans l’année, et on a beau se vider les intestins, ça revient encore et toujours. Pour notre plus grand malheur.

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