Pirates des Caraïbes, jusqu’au bout du monde (mai 2007)

De Gore Verbinski. Hier, j’ai pris une année de plus au compteur, raison de plus, me disais-je, pour fêter mon éternelle jeunesse en allant me vautrer dans la salle prestige de l’UGC, pour y regarder le premier gros blockbuster de l’été, et me rappeler que j’avais encore le regard d’un enfant… Certes, le premier volet ne m’avait pas forcément enchanté. Le second m’avait par contre plutôt plu avec son côté « j’emballe la machine narrative et ça n’arrête jamais ». Autant le dire tout de suite, ce que je retiendrai de ce volet final, c’est 1), que c’était très long, par moments interminable, 2) que Keira Knightley, plus anorexique que jamais devrait, petit a) prendre des cours d’art dramatique petit b) penser à manger avant de vomir, 3) qu’Orlando Bloom a autant de charisme qu’un poisson pané surgelé et autant de talent que l’extraordinaire Ben Affleck (si si, je vous jure…).

Pirates des Caraïbes, des scènes de bataille noyées

Problème d’équilibre évidemment du à un scénario qui doit boucler plusieurs pistes narratives (Orlando doit sauver son papa, les pirates doivent sauver leur peau et donc celle de Sparrow). Ce qui faisait le charme du second, son rythme, fait ici cruellement défaut. Les scènes de bataille sont pas mal mais restent noyées (ah ah ah, elle est très bonne celle-là !) dans un tempo qui fait plus penser au rythme de croisière qu’à la régate. La platitude des situations sentimentales n’a d’égal que le jeu calamiteux des deux zéros, seul Johnny Depp surnage. Evidemment reste l’imaginaire visuel qui offre par moments de belles images poétiques (je pense au premier tiers du film quand le navire se perd dans la nuit et la glace) et qui sait jouer à merveille du potentiel marin. Mais bon, ça ne m’a pas suffi le côté déluge d’effets visuels et spéciaux. La coquille est belle mais on peut pas dire que le film soit une perle, ou si elle l’est, elle toucherait beaucoup plus à un autre type de perle… C’est riche en couleurs, mais ça reste extraordinairement confus et creux (alors que la thématique de l’extinction des pirates avait un vrai potentiel). Pour être franc, il m’est par moments arrivé de sortir la tête de l’eau, mais là le maître nageur avait plutôt tendance à me la renfoncer bien profonde dans la flotte… Le bateau n’a donc pas coulé mais franchement, il était temps qu’il arrive à bon (mauvais) port…

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