Le vrai visage d’Alfred Hitchcock

Alfred Hitchcock est né en 1899 à Londres. Il deviendra tout d’abord ingénieur, mais il se lancera vers l’industrie du rêve, le cinéma. En 1925, il tourne sa première oeuvre “The Pleasure Garden”. Cependant son premier film à s’inscrire vraiment dans le genre “Hitchcockien” est le très bon “The Lodger” datant de 1926. La même année, il épousa Alma Reville, une excellente scénariste et monteuse. Contrairement à Charles Chaplin, Hitchcock s’adapte très bien au cinéma parlant en réalisant le premier film parlant d’Angleterre “Blackmail” en 1929.

Alfred Hitchcock

Vers la fin des années 30, Hitchcock signe un contrat avec David O. Selznick de sept ans et a obtenu pour premier film une reconstitution de l’hitoire du Titanic. Il part donc pour Hollywood, mais ce projet n’aboutit jamais. Selznic lui confie alors l’adaptation du best seller de Daphnee Dumorier:”Rebecca”.

En 1940, Hitchcock débute sa période Américaine avec la très appréciée “Rebecca”, mettant en vedette Laurence Olivier et Joan Fontaine, qui remportera l’Oscar du meilleyr film. Pourtant, Hitchcock ne remporte pas l’Oscar du meilleur réalisateur.

Cependant, les relations d’Hitchcock avec Selznick furent parfois difficiles, car les deux hommes aimaient être le patron. Hitchcock était le seul réalisateur qui inspirait une totale confiance à Selznick, mais il tenta tout de même de gérer ses tournages et de lui imposer ses idées. les films suivants qu’Hitchcock tourne “Foreign Correspondant” (1940), “Suspicion” (1941), “Saboteur” (1942) et “Lifeboat” (1943) ont beaucoup souffert de la guerre et de ce besoin qu’avait le public de visualiser, au cinéma, la guerre sur un champ de bataille. Cependant, l’année 1943 est importante pour lui, car il réalise le film qu’il affectionnera le plus de toute sa filmographie: “Shadow of a doubt”. dans ce film, il réussit à transformer une paisible petite ville en un lieu de cauchemars. Cependant, il a fait plus. Il a émis la possibilité que le mal pouvait, malheureusement, avoir le visage d’un des membres de notre famille.

Peu après, le maître du suspense tourne son dernier film pour Selznic intitulé “The Paradine Case” (1947) qui reçu de très mauvaises critiques.

Les hauts et les bas des années cinquante

Une fois libéré de selznic, il tourna cet excellent film qu’est “Rope” (1948), et il enchaîna avec “Under Capricorn” (1949) et “Stage Fright” (1950) qui furent tous des échecs commerciaux.

En 1951, son rétablissement avec le public se fera de façon spectaculaire avec “Stranger on a train”(1951) Hitchcock prétextera que ce film ne lui a pas été proposé mais qu’il là lui-même choisi après la lecture du roman. ce film reste même aujourd’hui un véritable roman. Ce film reste même aujourd’hui un véritable chef d’oeuvre. il a continué cette décennie avec “I Confess” (1952) tourné en grande partie dans la ville de Québec, “Dial M. for Murder” (1954), “Rear Window” (1954) qui figure sur la liste des cents meilleurs films d’Amérique, “To Catch a Thief” (1955), “The trouble with Harry?” (1956), “The man who knew to much” (1956) et “The Wrong man” (1957). C’est en 1958, qu’Hitchcock s’investira probablement le plus en tournant “Vertigo” (1958), considéré par plusieurs comme l’oeuvre la plus réussi du réalisateur. Dans ce film, un homme tente de recréer une femme, à partir du souvenirs qu’il a gardé de sa défunte bien-aimée. Le résultat final du film est prodigieux. l’année suivante, avec “North by Northwest” (1959), il confirme son statut de maître du suspense, mais le sommet reste à venir.

Le sommêt de “Psycho” et la fin d’une carrière.

Hitchcock décide de faire ensuite un film avec peu de moyens. Il engage une équipe de techniciens spécialisés en télévision et tourne un des plus grands suspense de l’histoire: “Psycho”. .L’évènement publicitaire qu’il crée en interdisant au public de visionner le film s’ils sont en retard au cinéma, marche à merveille et la scène de douche glace pour la première fois son auditoire. Les gens arrivaient à peine à croire que le personnage joué par Janet Leigh allait mourir au premier tier du film.Trois ans plus tard, soit en 1963, il réalise une autre pièce de maître avec “The Bird” dans lequel il nous fit connaître la mannequin “Tippi Hedren”. En 1964, il nous offrit “Marnie” qui rapporta d’assez bonnes recettes et en 1966, il nous livre un autre film assez insolite avec “Torn Curtain”, en particulier avec la scène du meurtre de Gromek, losque la lame de couteau se casse dans sa gorge.

Son film suivant: “Topaz” reçu un accueil assez mitigé, mais laissa le réalisateur assez froid lorsqu’il le visionna. “Frenzy” (1972) le remit en scelle avec la scène de strangulation la plus marquante de l’histoire. En 1976, il réalisa “Family Plot”. Le film est bien, mais n’est pas comparable avec ses vrais chef d’oeuvres. Tout comme Stanley Kubrick ou Charles Chaplin, il est triste de voir que son dernier film ne fut pas un triomphe.

Hitchcock mourut en 1980 et laissa dans le deuil sa fille Patricia et un nombre incontournable de cinéphiles, dont moi-même, qui ne cesseront jamais de l’apprécier.

L’invention de ce mot technique qu’est le “Macguffin”

Il est intéressant d’ajouter que monsieur Hitchcock est l’inventeur de ce mot technique qu’est le “Macguffin”. On appelle “Macguffin” ce qui tient à coeur au personnage mais dont l’audience se fiche. Par exemple, on ignore ce que veut dire la chanson dans “The Lady Vanishes”, ou se qu’est la close 27 dans “Foreign Correspondant”. Tout ce qui importe c’est le sort des personnages. Ce mot,inventé par le maître du suspense, désigne l’élément par lequel l’histoire est perturbée, mais qui importe peu de savoir en tant que spectateur. Plus récemment, le public a pu voir un “Macguffin” dans le film d’action “Ronin”. Durant tous le film, les personnages se démènent pour une valise dont le public ne connaîtra jamais le contenu.

Hitchcock est enfin reconnu

Il me paraît important d’ajouter que si Hitchcock fut jadis boudé par les critiques, aujourd’hui la plupart semblent reconnaître la valeurs de ses films. Récemment, on a établit une liste des 100 meilleurs films d’Amérique et quatre d’entre eux sont du maître. Cette liste circulait à l’époque, dans plusieurs clubs vidéo, et comprenait de véritables chefs d’oeuvres dont quatre de M.Hitchcock.

Ces films sont “Psycho”, “Vertigo”,”Rear Window” et le très célèbre “North by Northwest”