King Kong (2005)

De Peter Jackson. Pour moi, King Kong remplit pleinement sa mission: divertir avec de la valeur ajoutée. Rapidement, au rayon des défauts: le film est un peu long (notamment le passage sur l’île); deux personnages développés pour rien (un noir et un jeune con qui joue le protégé).

King Kong: climat cinématographique bien respecté

Par contre, côté positif, le traitement de l’, bien loin d’être considérée avec complaisance: ce monde est ainsi peu à même de nous faire rêver, bien au contraire: producteurs obnubilés par le fric, réalisateur menteur capable d’exploiter la mort d’autrui…vision de la condition de réalisateur à l’heure moderne? Peut-ètre… Ici, le climat cinématographique (tout comme la peinture, dans les premières minutes, de la dépression, réalisée avec grace, intelligence et malice ) année trente est bien respecté: la condition faite aux scénaristes (Brody joue un scénariste qui compose dans une cage dans la soute du bateau… ou une image saisissante de l’emprisonnement du scénariste…), omnipotence de studios, ego de stars… Bien évidemment, pour poursuivre la mise en abime qui est la figure la plus développée du film, le personnage joué par Black est un double de Peter Jackson : recherche de grosses bébettes et caméra à l’épaule, toujours prompte à saisir la bète! Autre sujet intéressant du film, propre à l’histoire (au mythe?) de King Kong : l’aspect réversif des positions: le gros singe est parfois plus humain que l’humain tout comme il incarne également ce qui relève de l’instinctif, du primitif chez l’homme: l’amour, la possession, la violence (rappelons que le King se fait dézinguer à la fin du film…) Pour finir, j’ajouterai que le jeu des acteurs est plutot plaisant notamment celui de Naomi Watts, très années trente avec poses lascives, forte expressivité du corps etc…

Ce film est donc une bonne surprise, restant fidèle à l’esprit kong mais avec des moyens techniques nouveaux. Ce qui restera, comme toujours, de cette débauche d’effets spéciaux et d’ambitions, sera sans nul doute cette histoire de La Belle et la Bête, mignonne parfois sirupeuse mais qui est sans doute l’essence même du “mythe” et qui par là même tend à rendre très relatif la nécessité de moderniser un film dont l’intérèt se situe bien au delà des prouesses techniques qu’il semble nécessairement impliquer…

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