Halloween 2: le coup de gueule de la semaine!

Grand amateur de Big John Carpenter et pourfendeur de remakes, je dois dire que j’appréhendais la sortie de celui du très sollicité Rob Zombie. La fidélité et l’esthétique du produit final m’ayant rassuré, j’étais très intrigué par cette suite. Et là, c’est le drame… celui de toute une époque!

Le film Halloween 2

Pour les plus jeunes, un petit travail de mémoire: en 1978, un certain réalisateur du nom de John Carpenter proposait un film aussi sobre qu’efficace, lent et pesant, comme son personnage principal, Michael Mayers, impitoyable psychopathe masqué évadé d’un asile et dont le seul but est l’extermination de sa soeur.

Le film eut le mérite de lancer un genre (le “slasher”) avec un certain succès, au point d’inspirer de nombreux opportunistes qui créent alors leur propre boogeyman (comme très rapidement le charismatique Jason Voorhees de la très mauvaise saga des Vendredi 13 et quelques années plus tard, le non moins fameux Freddy Krueger de l’excellente série du même nom).

Après une belle réussite commerciale au cours des années 80, notamment auprès d’une jeunesse avide de sensations fortes, le genre finit par disparaître pour mieux renaître de ses cendres en 1996 grâce à Wes Craven (le réalisateur de Freddy) et à sa série Scream.

Dans la mouvance, on eut droit à un nouvel épisode de Halloween (“20 ans après”, film hanté par le contexte de télé-réalité de l’époque) et quelques autres slasher rigolos (Souviens toi…, Urban Legend).

La fin des années 2000 est quant à elle marquée par d’innombrables remakes tous azimuts, que l’œuvre d’origine fut bonne (Massacre à la tronçonneuse) ou mauvaise (La Colline a des yeux… de Wes Craven!). Si on ne pouvait que féliciter certaines bonnes surprises (Massacre à la tronçonneuse de Marcus Nispel en 2003 ou justement Halloween de Rob Zombie en 2007), on ne pouvait que craindre des suites sur commande…

Avec Halloween 2, Rob Zombie nous livre tout ce qu’on ne veut pas voir et qui est malheureusement typique de ses travers, à savoir un scénario tendant au psychédélisme exagéré (ce que l’on avait déjà observé dans sa version débridée de House of 1000 corpses), un film inutilement graphique (amateurs de fractures ouvertes, réjouissez-vous), et quelques personnages sans intérêts qui surjouent, surtout dans les hurlements (assourdissantes et répétitives scènes de terreur nocturne).

Même si tout cela part d’une bonne intention (entrer dans l’esprit de Michael Mayers), le résultat est médiocre au point qu’on se demande ce qui l’a poussé à étudier ce film mythique sous un angle qu’il n’arrive pas à maîtriser (et je ne parle pas des petits cris animal que pousse dorénavant Michael Mayers quand il s’acharne à poignarder une victime! Ridicule!).

Au moins, on comprend mieux pourquoi ce film ne sort qu’en DVD et BRD. Et qu’il ne faut absolument pas acheter.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *