adieu a tout cela

Adieu à tout cela, un film français à découvrir

Le film rassemble Salomé Lebot, Natacha Payet, Patrice Planesse, Rudy Haury et Charles-Henri Lamonge. A l’île de la Réunion, Mariène 16 ans n’arrive pas à faire le deuil de sa nourrice. Elle fait la connaissance d’une jeune fille métisse, Sylvie…

Mon avis sur le film français

Je n’avais jamais entendu parlé de ce court-métrage avant, j’ai eu l’occasion de le voir dans le cadre de ma formation. Il faut savoir que les acteurs/actrices présents dans le film ne sont pas des professionnels, je tenais à le préciser. Dans son ensemble, ce fut une agréable surprise pour moi.

J’ajouterai également que je ne savais pas du tout de quoi le film était question, de quoi il en retournait. Et je crois que cette ignorance a beaucoup contribué à ce que beaucoup n’ont pas compris ou aimé le film dans ma classe. Les premiers instants du film dévoilent une fille avec ses amis sur le front de mer de Saint Pierre, ils vont se baigner et puis, elle sort de l’eau et va marcher seule. Le spectateur a du mal à comprendre l’intérêt de la scène ou ce qu’elle veut dire.

On assiste à un fondu noir puis direct on voit Mariène (j’étais persuadée jusqu’à la fin qu’elle s’appelait Marianne) qui assiste une vieille femme. On ne sait pas ce que cette femme représente pour la jeune fille, était-elle bénévole dans une association qui en vient en aide aux personnes hospitalisées ? Je suis passée par toutes les hypothèses possibles car on manque cruellement d’information. Le film a tendance à trop jouer sur les non dits, les regards et ça manque parfois cruellement de dialogues. Il faudra attendre la scène-pour le moins émouvante-au cimetière pour comprendre un peu plus les liens qui unissaient Mariène et la vieille dame. Cette scène est pour le moins réussie puisque le réalisateur a su la rendre authentique et la tension, la tristesse étaient palpables. Néanmoins,l’échange entre la jeune fille et son père manquait de naturel et de force.

Un court-métrage très flou

Comme je le disais plus haut, le spectateur ne sait pas toujours où il va ou il ne sait pas où le réalisateur veut en venir, ce qui est réellement dommageable pour le film. Pourtant, le film offre des pistes intéressantes à travers notamment le personnage incarné par Natacha Payet.

adieu a tout cela

Malgré le manque de naturel dans son interprétation, elle ne manque pas de faire rire avec son franc parler créole mais surtout elle incarne une certaine jeunesse réunionnaise qui rêve d’horizons meilleurs à l’étranger. En effet,elle est décidée à quitter la Réunion quand elle le pourra car elle est consciente qu’ici rien ne l’attend professionnellement. Sylvie veut partir mais ne peut pas du moins pour l’instant,Mariène a la possibilité de partir mais ne veut pas…..c’est un peu les choix auxquels sont confrontés les jeunes réunionnais un jour ou l’autre. Le dernier regard vers le soleil couchant illustre les espérances des deux jeunes filles:Mariène va t-elle suivre son père? Sylvie va t-elle aller en métropole faire des études?

En outre, je trouve dommage qu’il faut systématiquement parler d’alcoolisme dans un film tourné sur la Réunion à travers notamment la bière Dodo. Je me voilerai les yeux si je disais que ce n’est pas un problème à la Réunion mais j’aimerai juste qu’on sorte un peu des clichés faciles made in Réunion. Y a tellement d’autres problèmes à parler,comme le fait d’ailleurs le film sur le problème du chômage, on pourrait montrer des créoles qui n’ont pas forcément besoin de parler créole pour se sentir créole ou qui justement ont du mal à se positionner en tant que créole ou français. On pourrait voir aussi des films de science fiction, la Plaine des Sables offre un terrain remarquable pour ce genre d’œuvres. D’un point de vue général,je trouve qu’on a tendance à toujours montrer les aspects négatifs de la Réunion : le chik, l’alcool, la violence sur les femmes, l’esclavage… ou à rester dans du pur traditionnel réunionnais:maloya,créole….etc.Je trouve qu’il faut aller de l’avant et offrir autre chose,de la nouveauté.

Adieu à tout cela nous laisse un peu sur notre faim mais nous réserve quelques surprises notamment à travers l’héroïne, Mariène alias Salomé Lebot qui signe ici un début prometteur. J’ai beaucoup aimé le passage où elle est dans la forêt et voit une voiture accidentée prise dans les arbres. Son visage se fige et on la sent fragile, brisée:sa mère est-elle morte dans un accident de voiture?C’est une question que je me suis posée et dont je n’ai malheureusement pas la réponse. Si vous avez l’occasion de voir le film n’hésiter pas, il est vraiment pas mal et a d’ailleurs remporté le prix Fé Net Océan Indien en 2010.

Ma note: 13 sur 20.

 

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