Critique : ‘Je suis une légende’, avec Will Smith

Quoi de plus beau pour un acteur d’occuper seul l’écran pendant près de 90 minutes. C’est le challenge qu’à relevé Will Smith dans ce film d’action post apocalyptique intitulé Je suis une légende. Mais le film tient il ses promesses ?

Will Smith est Je suis une légende

Si la carrière de Will Smith a trouvé parfois quelques chemins détournés avec Bagger Vance ou Six Degrés de Séparation voire dans Ali, le Fresh Prince a surtout décolé grâce à 2 types de films : les et les blockbusters d’action. C’est donc ici dans un bon gros block (non estival, étonamment) que Will Smith interprète sa propre légende, avec un scénario qui avait tout pour m’enthousiasmer : New York vide (l’une de mes thémas fétiches) façon 28 jours plus tard, avec comme seul cohabitants, des zombies ayant la rage et comme objectif un remède à trouver.

De mémoire, on avait rarement vu film plus mégalo sans Tom Cruise… il y a même sans doute plus de Will Smith dans ce Légende que de Hanks dans Cast Away. Ce n’est pas un mal en soit (quoique), mais ça limite quand même les interactions, et surtout ça donne de mauvaises idées au réalisateur. On a ainsi droit à quelques scènes lamentables ou Smith “fait l’acteur”, mal (le dialogue avec le mannequin, non !), pour amener un peu moins de monotonie à ce survival un peu éculé.

Fondé sur une narration en courts flashback, le film se met clairement dans l’optique d’apporter de l’action et d’occulter une bonne partie de sa génèse, pour gagner en rythme. Toute la partie contamination est donc elipsée pour donner plus de place à de l’action, un peu de solitude et du melo. Manque de bol, les méchants, comme c’était le cas déjà pour Irobot, ne sont vraiment pas convaincants. On a un faux chef de file et des suiveurs, au charisme totalement absent. La partie survival en prend un coup, d’autant qu’on a déjà vu tout ça dans plein d’autres films (les zombies qui courent, le coucher du soleil à se barricader, etc.).

Malgré ces défauts, tout est loin d’être à jeter et on prend même parfois bien plaisir à dégommer ces faux zombies. On retiendra quelques scènes d’action qui se tiennent et malgré quelques incohérences qui font rouler les yeux, on évite l’ennui systématique (comparé à Constantine du même Francis Lawrence).

Actioner correct, I am Legend ne restera pas dans les mémoires, mais sauvera un dimanche pluvieux. Les spectateur allergiques aux American Hero devront prendre garde, car il y a un gros risque qu’ils boudent un peu leur plaisir devant ce gros joujou.

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