box office février 2012

Casshern (2005)

De Kazuaki Kiriya. Dans un univers futuriste et apocalyptique, une expérience scientifique de régénération des tissus corporels humains tourne mal et aboutit à la création d’êtres mutants, les humanoïdes, immédiatement massacrés par l’armée d’état.

Casshern, un scénario beaucoup complexe

Un groupe de survivants décident de se venger de l’humanité et part en guerre, aidé d’une armée de robots… Pour les affronter, le savant fou à l’origine du drame ressuscite son fils Tetsuya. Voilà donc pour l’histoire, du moins pour sa trame la plus compréhensible… Casshern souffre en effet d’un scénario beaucoup trop complexe pour que l’on puisse suivre aisément toutes ses ramifications. Le film aborde ainsi de trop nombreuses thématiques pour être clairement et agréablement lisible… On retrouve une intrigue politique comme arrière plan traditionnel au genre science-fiction, avec une critique sous jacente de toutes les vélléités expansionnistes et impérialistes, critique qui s’accompagne également d’une dénonciation du principe étatique d’autodéfense. Le film est en cela hanté par l’histoire du continent asiatique et plus particulièrement de l’histoire japonaise, faite d’un nationalisme exacerbé qui le conduisit souvent à sa perte… D’autres thématiques encore: réflexion sur le penchant auto destructeur et la violence de l’humanité, sur le fondementde l’identité humaine (la confrontation mutant/humain rappelle les problématiques Xmen), mise en relief de l’hybris scientifique, de la tentation de l’immortalité etc… Et j’en passe! Le film me semble par conséquent souffrir d’un excédent de contenu qui nuit à la cohésion de l’ensemble…

Film trop proche des cinématiques jeux vidéo

Le film est un mélange de film “live” et de film numérique (ce qui permet de réduire les coûts) que l’on pourrait mettre en parallèle avec un autre film de science fiction, Capitaine Sky, beaucoup plus ludique et réussi selon moi. Le film a cet autre défaut d’être trop proche des cinématiques jeux vidéo et donc de ne pas s’en démarquer assez radicalement pour créer un univers unique et…cinématographique… Comme beaucoup de films faisant appel au numérique, la confusion est souvent au rendez-vous, le graphisme d’ensemble, les détails des mouvements étant souvent très difficilement repérables… De même, je note une surcharge d’effets visuels qui tendent à effacer toute signification immédiate. Ajoutez à cela une musique parfois vraiment pénible, quelques paroles grandiloquentes et vous obtenez un résultat moyen. Bref, j’ai peu apprécié ce film, j’ai eu du mal à rentrer dedans mais son univers visuel protéiforme pourra en charmer certains…

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