Aliens Vs Predator 2: Requiem : la critique!

Après un 1er volet qui laissait un goût amer, le 2e saura-t-il redorer le blason de cette nouvelle franchise? Rien n’est moins sûr… La critique, inside!

Aliens Vs Predator 2: Requiem

Alors qu’ AVP1 avait cette volonté d’expliquer un peu la raison de l’affrontement entre aliens et predators, AVP2 ne s’embarasse pas de scénario un poil réfléchi: alors que le vaisseau Predator quitte la Terre, un embryon alien s’est glissé dans l’un des chasseurs… et patatrac, il décidé de naître et de muter en predalien, puis d’exterminer tous les passagers. Résultat? crash près d’une bourgade américaine, invasion de la zone par les créatures insectoïdes, un predator débarque pour nettoyer tout le bordel, avec quelques légers centaines de dommages collatéraux.

Soyons honnêtes: malgré ce pitch des plus basiques, on pouvait s’attendre à une jolie course poursuite entre predator et aliens, autour d’un groupe de personnages clés sérieusement travaillés. Niet! Nada! que dalle les amis! Le film est uniquement bourrin, sans consistance, inexorablement linéaire, et encombré de personnages humains aux traits aussi épais que le dernier string de Laure Manaudou lors de ses photos nues! C’est dire!

Pas étonnant lorsqu’on vous sert en hors d’oeuvre des jeunes décérébrés si prompts à se mettre des baffes pour une plus que stupide bimbo! Cette 1ère scène particulièrement pitoyable annonce malheureusement ce que sera la suite du film: de la vulgaire série B, très proche d’un téléfilm (et j’ose à peine dire “de luxe”). A côté de l’éternel caricature de jeunes américains, nous avons un shérif élevé aux hormones de Droopy, des fumeurs de pétard qui ne feront pas “long feu” (rions un peu, chers lecteurs), également les honteux clones de Newt et Ripley (Aliens), un manager pizzaiolo grande gueule mais petits bras, 2 frères héros/anti-héros (j’ai cru qu’il s’agissait d’un couple gay au début du film!), et la garde nationale US représentée par… même pas une dizaine de soldats! (pour les 30 secondes de leur rôle de victuailles, il était inutile d’en mettre plus…). Pas étonnant qu’avec de tels rôles la production de contente d’acteurs de 3ème zone (casting d’inconnus).

Mais bien pire que tout, aliens et predator perdent tout leur charisme! Alors que les 2 espèces incarnent des forces de la nature indestructibles, on les voit se dézinguer avec une facilité désarmante, l’alien lambda en prenant pour son grade (l’un se fait écrabouiller la tête comme la vulgaire clope du dernier fumeur d’un bar français). Le predator est de son côté bien trop souvent montré, et sa dégaine mal assurée trahit lamentablement la présence d’un homme peu à l’aise dans son costume trop grand. Quant au predalien, il est tout simplement ri-di-cu-le: vous avez déjà imaginé un alien rasta? non? alors allez voir ce film! L’image est tellement sombre qu’on finit même par l’imaginer en train de fumer une substance interdite avec les 2 pauvres quasi-figurants précités.

Pour terminer le tour d’horizon négatif de cette “baston à la ville”, on dira que les frangins auteurs de cet indigeste épisode (Strause Bros) ont bien trop “emprunté” à chaque série, en oubliant l’âme et la richesse de chacune d’elles, au point de les dénaturer et les banaliser.

Dommage car malgré l’absence d’atmosphère prenante et oppressante, il existait quelques bonnes idées (le mode d’incubation des predaliens) et certaines scènes étaient délicieusement gores (et là, pas de discrimination: tout le monde peut y passer, du militaire idiot au bébé!). Mais làs, aucun climax, et une constance dans la médiocrité.

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