mercredi 30 janvier 2008
FICA Vesoul 2008 - Mardi 29 janvier
Bonjour à tous, me voici à Vesoul pour une semaine pleine d’émotions dans le jury NETPAC.
Mardi soir, le 29 janvier, l’équipe organisatrice du festival décrétait l’ouverture du 14e Festival International des Cinémas d’Asie.
Avec plus de 23 000 spectateurs lors de l’édition précédente, le FICA, la nouvelle et douce appellation du festival, est devenu l’une des 20 plus grandes manifestations cinématographiques de France.
En cette année 2008, le cinéma tadjik est à l’honneur ainsi que le cinéma japonais puisque la France fête les 150 ans de ses relations diplomatiques avec le Japon.
Pour les curieux, le jury NETPAC est composé de trois membres :
Teresa Kwong - qui remplace Freddie Wong - est directrice d’un festival à Hong Kong et productrice de films chinois.
De son côté, Zakir Hossain Raju, apporte toute son expérience en tant que réalisateur et enseignant au Bangladesh.
Et puis il reste Damien Paccellieri, qui dans ce cadre, doit pratiquer l’anglais, ce qu’il n’avait plus fait depuis un bon bout de temps :-)
Nous sommes donc chargés d’attribuer un prix au meilleur film asiatique de la compétition, ce qui, je l’espère, permettra à ce dernier, d’avoir de nombreuses opportunités de distribution ou de reconnaissance internationale.
Mais à peine le temps d’y réflechir que je goûte à la succulente quiche lorraine des Thérouanne ! C’est un moment privilégié à leur domicile qui est l'ocassion idéale pour faire connaissance avec toute l’équipe, avec tous les invités, tel que le président Kobayashi, Stanley Kwan, l’équipe tadjik, les différents cinéastes venus présentés leurs œuvres, le jury INALCO - dont l'une des membres, (un indice: le Nepal) semble attiser la curiosité de certains invités indiens - et toutes les anciennes connaissances des précédents éditions du festival tel que l’excellente team du site de fantastikasia.
Après le film d’ouverture, Le Cahier, long métrage afghan très touchant sur les enfants (qui nous conte l’histoire d’une petite fille incapable de se payer un cahier pour aller à l’école et subissant la dure réalité de ses camarades de jeux), le jury NETPAC dont je fais partie s'est immédiatement préparé pour rentrer à l’hôtel tant les prochaines journées seront longues et le plaisir infiniment grand...
A demain,
PS: pour patienter la publication du prochain billet vous pouvez lire ce que j'avais écris lors du festival de 2007
Mardi soir, le 29 janvier, l’équipe organisatrice du festival décrétait l’ouverture du 14e Festival International des Cinémas d’Asie.
Avec plus de 23 000 spectateurs lors de l’édition précédente, le FICA, la nouvelle et douce appellation du festival, est devenu l’une des 20 plus grandes manifestations cinématographiques de France.
En cette année 2008, le cinéma tadjik est à l’honneur ainsi que le cinéma japonais puisque la France fête les 150 ans de ses relations diplomatiques avec le Japon.
Pour les curieux, le jury NETPAC est composé de trois membres :
Teresa Kwong - qui remplace Freddie Wong - est directrice d’un festival à Hong Kong et productrice de films chinois.
De son côté, Zakir Hossain Raju, apporte toute son expérience en tant que réalisateur et enseignant au Bangladesh.
Et puis il reste Damien Paccellieri, qui dans ce cadre, doit pratiquer l’anglais, ce qu’il n’avait plus fait depuis un bon bout de temps :-)
Nous sommes donc chargés d’attribuer un prix au meilleur film asiatique de la compétition, ce qui, je l’espère, permettra à ce dernier, d’avoir de nombreuses opportunités de distribution ou de reconnaissance internationale.
Mais à peine le temps d’y réflechir que je goûte à la succulente quiche lorraine des Thérouanne ! C’est un moment privilégié à leur domicile qui est l'ocassion idéale pour faire connaissance avec toute l’équipe, avec tous les invités, tel que le président Kobayashi, Stanley Kwan, l’équipe tadjik, les différents cinéastes venus présentés leurs œuvres, le jury INALCO - dont l'une des membres, (un indice: le Nepal) semble attiser la curiosité de certains invités indiens - et toutes les anciennes connaissances des précédents éditions du festival tel que l’excellente team du site de fantastikasia.
Après le film d’ouverture, Le Cahier, long métrage afghan très touchant sur les enfants (qui nous conte l’histoire d’une petite fille incapable de se payer un cahier pour aller à l’école et subissant la dure réalité de ses camarades de jeux), le jury NETPAC dont je fais partie s'est immédiatement préparé pour rentrer à l’hôtel tant les prochaines journées seront longues et le plaisir infiniment grand...
A demain,
PS: pour patienter la publication du prochain billet vous pouvez lire ce que j'avais écris lors du festival de 2007
Damien Paccellieri
mardi 29 janvier 2008
In the mood for Vesoul
Il est exactement 10h55 et je me prépare pour partir direction Vesoul où je serai membre du Jury NETPAC.
Je vais donc à partir d'aujourd'hui vous faire un compte rendu jour après jour du Festival et de mes impressions.
A très vite,
Je vais donc à partir d'aujourd'hui vous faire un compte rendu jour après jour du Festival et de mes impressions.
A très vite,
Damien Paccellieri
dimanche 27 janvier 2008
Mon Beau Pays
Mon Beau Pays de Gao Feng, 2005Avec Alimjan Turusbek, Dalelkhan Hader, Marjan Baylu
Dans le Xinjiang, non loin d'Urumqi, un peuple de nomade où le cheval est roi voit l'un de ses plus bels hommes, Amantaï, tombé en amour pour Maïla. Lui est dresseur de chevaux, elle rêve de la ville...
Dans le Xinjiang, non loin d'Urumqi, un peuple de nomade où le cheval est roi voit l'un de ses plus bels hommes, Amantaï, tombé en amour pour Maïla. Lui est dresseur de chevaux, elle rêve de la ville...
Région riche de coutumes séculaires laissées en héritage par la Route de la Soie et les échanges entre la Chine et ses pays frontaliers, le Xinjiang est encore aujourd'hui délaissé par les touristes et les curieux. Mon Beau Pays de Gao Feng est une superbe carte postale à mi-chemin entre aquarelle des plaines, des plateaux, propres à la contrée, et tissage d'une relation sentimentale autour de thématique appartenant à l'identité culturelle de ce peuple.
Plongé dans l'élevage de chevaux depuis sa tendre enfance, Amantaï est un jeune homme vigoureux et responsable puisqu'il participe à la vie de sa yourte où son frère, mort dans un accident à la ville, a laissé sa femme en charge du grand-père et des tâches domestiques.
Maïla, jeune et belle demoiselle d'une famille voisine, rêve de devenir chanteuse et de suivre des cours à la ville, à quelques heures de cheval.
Amantaï, éperdument amoureux d'elle, ne peut la retenir face à ses projets, à sa réalisation de soi, plus forts que l'amour noué entre eux.
Elle part alors pour la capitale régional et Amantaï, malgré les bons soins pour le cheval de sa belle, ne pourra en décider autrement...
Seul et inconsolable, il est déchiré entre les responsabilités locales qui l'accablent et le désir profond de reconquérir le coeur de Maïla, à la ville...
Mon Beau Pays de Gao Feng nous laisse songer à ce que l’on ne devienne pas ouïghour, mais à ce que l’on naît ainsi. C'est inscrit quelque part dans les gênes, dès la naissance, plus légitime qu’une simple éducation. Cette adoration du cheval, seul ami de l'homme dans les immenses steppes et semblant de Taïga, est certainement l'une des premières émotions fortes du film, empathie dont il est nécessaire de faire l'effort.
Dans ces lieux hostiles et austères où des populations vivent loin de l'abondance des supermarchés, tout a une valeur, une estime, du respect.
Le grand-père, patriarche et profondément patriarcale (selon lui, on ne comprend l'importance d'une femme que lorsqu'on devient vieux), n'a vécu qu'auprès des siens dans des yourtes, assurant la transhumance de ses brebis et moutons lors des périodes propices à ces voyages.
Son premier fils, décédé,
lui laisse toutefois un petit enfant, joyau de la famille, tout comme une belle-fille dont la promesse lors de la mort de son mari fut de ne jamais le quitter et d'assurer toutes les tâches nécessaires à l'entretien du quotidien de la yourte familiale.
Au milieu de cela se trouve Amantaï, dont les pensées vont à sa cher et tendre à ses heures perdues et aidant les siens le reste du temps. Il porte sur les épaules un sacerdoce douloureux, celui de son grand frère, dont le père ne semble pas vouloir alléger, bien au contraire.
Le réalisateur propose ici une lecture très intéressante des relations familiales et des opulents secrets d’une yourte.
Cette intrusion dans la vie privée de ce peuple n'en est que plus enrichissante et nous ouvre les portes du partage d’un domaine culturel et social rare.
Mais Gao Feng ne s'arrête pas en si bon chemin. En effet, le réalisateur maîtrise également son art et le fait savoir. Au lieu de s'éterniser sur une amourette impossible entre deux jeunes de mêmes origines, le cinéaste joue sur des calques bien plus compliqués, entre la ville et la campagne, entre le satisfecit de l’urbanité comme progrès social et la riche
sse traditionnelle de la ruralité, dont le patriarche ne se relèvera jamais.
Sans polluer son long métrage d'une naïveté indélébile ou de ficelles usées, Gao Feng porte avec fière allure une oeuvre touchante, dont la composante ethnique, sublimée par une imagerie léchée, est aux antipodes des productions employant ces cultures à des fins lucratives. Un long métrage aussi précieux que le crin d'un cheval disparu et tant aimé.
Plongé dans l'élevage de chevaux depuis sa tendre enfance, Amantaï est un jeune homme vigoureux et responsable puisqu'il participe à la vie de sa yourte où son frère, mort dans un accident à la ville, a laissé sa femme en charge du grand-père et des tâches domestiques.
Maïla, jeune et belle demoiselle d'une famille voisine, rêve de devenir chanteuse et de suivre des cours à la ville, à quelques heures de cheval.
Amantaï, éperdument amoureux d'elle, ne peut la retenir face à ses projets, à sa réalisation de soi, plus forts que l'amour noué entre eux.Elle part alors pour la capitale régional et Amantaï, malgré les bons soins pour le cheval de sa belle, ne pourra en décider autrement...
Seul et inconsolable, il est déchiré entre les responsabilités locales qui l'accablent et le désir profond de reconquérir le coeur de Maïla, à la ville...
Mon Beau Pays de Gao Feng nous laisse songer à ce que l’on ne devienne pas ouïghour, mais à ce que l’on naît ainsi. C'est inscrit quelque part dans les gênes, dès la naissance, plus légitime qu’une simple éducation. Cette adoration du cheval, seul ami de l'homme dans les immenses steppes et semblant de Taïga, est certainement l'une des premières émotions fortes du film, empathie dont il est nécessaire de faire l'effort.
Dans ces lieux hostiles et austères où des populations vivent loin de l'abondance des supermarchés, tout a une valeur, une estime, du respect.
Le grand-père, patriarche et profondément patriarcale (selon lui, on ne comprend l'importance d'une femme que lorsqu'on devient vieux), n'a vécu qu'auprès des siens dans des yourtes, assurant la transhumance de ses brebis et moutons lors des périodes propices à ces voyages.
Son premier fils, décédé,
lui laisse toutefois un petit enfant, joyau de la famille, tout comme une belle-fille dont la promesse lors de la mort de son mari fut de ne jamais le quitter et d'assurer toutes les tâches nécessaires à l'entretien du quotidien de la yourte familiale.Au milieu de cela se trouve Amantaï, dont les pensées vont à sa cher et tendre à ses heures perdues et aidant les siens le reste du temps. Il porte sur les épaules un sacerdoce douloureux, celui de son grand frère, dont le père ne semble pas vouloir alléger, bien au contraire.
Le réalisateur propose ici une lecture très intéressante des relations familiales et des opulents secrets d’une yourte.
Cette intrusion dans la vie privée de ce peuple n'en est que plus enrichissante et nous ouvre les portes du partage d’un domaine culturel et social rare.
Mais Gao Feng ne s'arrête pas en si bon chemin. En effet, le réalisateur maîtrise également son art et le fait savoir. Au lieu de s'éterniser sur une amourette impossible entre deux jeunes de mêmes origines, le cinéaste joue sur des calques bien plus compliqués, entre la ville et la campagne, entre le satisfecit de l’urbanité comme progrès social et la riche
sse traditionnelle de la ruralité, dont le patriarche ne se relèvera jamais.Sans polluer son long métrage d'une naïveté indélébile ou de ficelles usées, Gao Feng porte avec fière allure une oeuvre touchante, dont la composante ethnique, sublimée par une imagerie léchée, est aux antipodes des productions employant ces cultures à des fins lucratives. Un long métrage aussi précieux que le crin d'un cheval disparu et tant aimé.
Damien Paccellieri
Triste Nouvelle...
Ces dernières années sont des années noires pour la Chine puisque les vieilles générations de réalisateurs et d'acteurs, à l'origine de nombreux chefs d'oeuvres du cinéma chinois, commencent à s'éteindre.Cen Fan, brillant réalisateur qui comptera plus de 40 ans de carrière s'est éteint en cette fin de janvier 2008. Né à Shanghai en 1926, il commença sa carrière en 1945 en étant scénariste pour le studio Yan Nang de Hong Kong.
Il revient à Shanghai en 1953 pour les studios de Haiyan devenus plus tard les studios de Shanghai avec dans son escarcelle quelques pépites du cinéma chinois dont Lin Zexiu (1959) ou bien encore The Story of Ah Q (1981) présenté à Cannes.
Ce réalisateur est très intéressant puisqu'il fait partie de ceux dont la carrière a été pré et post révolution culturelle.
Pour le revoir, une vidéo d'archives de l'INA
mercredi 23 janvier 2008
Festival de Vesoul 2008

14ème Festival International des Cinémas d’Asie de Vesoul
du 29 janvier au 5 février 2008
du 29 janvier au 5 février 2008
23120 spectateurs, lors de sa dernière édition, placent le FICA, Festival International des Cinémas d’Asie de Vesoul (Haute-Saône, Franche-Comté) à la première place, en France, des manifestations cinématographiques consacrées aux cinématographies asiatiques. Il est, en outre, unique en son genre en France, puisqu'il est le seul festival de cinéma, se consacrant uniquement à l'Asie dans son intégralité géographique du Proche à l'Extrême-Orient. Il est également le plus vieux festival de films asiatiques d'Europe.
///Programme 2008///
Les soixante-quinze films de cette 14ème édition se déclineront en sept sections :
*Visages des Cinémas d'Asie Contemporains : compétition longs métrages de fiction inédits *Documentaire : compétition de films documentaires inédits
* Thématique : Le thème retenu pour cette année est "Villes d’Asie"
* Hommage à Stanley Kwan (en sa présence)
* 150ème anniversaire France-Japon
* Regard sur le cinéma du Tadjikistan
* Jeune Public.
Compétition officielle :
Les deux sections compétitives longs métrages de fiction et films documentaires seront composées de 17 films inédits en première française, européenne, internationale ou mondiale.
*Six Jurys :
Jury International : Le réalisateur japonais Masahiro Kobayashi, Léopard d’or à Locarno en 2007 (Pressentiment d’amour), sera le président du Jury. Il aura à ses côtés la réalisatrice et actrice iranienne Niki Karimi (Quelques jours plus tard), la réalisatrice libanaise Jocelyne Saab ( Une vie suspendue ) et le réalisateur tadjik, Safarbek Soliev ( Waiting Calendar ) ; jury paritaire réalisatrices/réalisateurs respectant l’équilibre des talents de toute l’Asie, du Proche à l’Extrême-Orient. Ils remettront le Cyclo d’or et le grand prix du Jury.
Jury NETPAC (Network for the Promotion of Asian Cinema) : Freddy Wong (Hong-Kong), Zakir Hossain Raju (Bangladesh) et Damien Paccellieri (France).
Jury Musée des Arts Asiatiques Guimet de Paris : Hubert Laot, Directeur artistique de l’auditorium Guimet, Véronique Prost, programmatrice, Anna-Nicole Hunt, communication.
Jury Langues’ O (Institut National des Langues et Civilisations Orientales) : Françoise Robin, professeur de tibétain, Marie Bizais, spécialiste en littérature chinoise, Shova Chand, enseignant de népali, Ronan L. Kirsch, bibliothécaire, Cécile Jeune et Thomas Guillaume étudiants en Chinois
Jury Jeunes : Placé sous la présidence de Mathieu Leuvrey, lycéen vésulien, il est composé d’une trentaine de collégiens, lycéens et étudiants de Haute-Saône, et de jeunes étrangers.
Jury lycéen : Nouveau pour cette année 2008, il a été conçu dans le cadre du projet « Le Lycée Edouard Belin de Vesoul au Festival de Cannes »
Le public est appelé à voter pour le prix du public longs métrages de fiction et le prix du public du film documentaire .
Intervenants du festival : Ernest Abdyjaparov, réalisateur kirghiz, Meyar Al-Roumi, réalisateur syrien, Cai Shangjun, réalisateur chinois, Shivajee Chandrabhushan, réalisateur indien, Cheng Xiao-xing, réalisateur, Hasi Chaolu, réalisateur chinois, Abai Kulbai, réalisateur kazakh, Stanley Kwan, réalisateur chinois, Naghi Nemati, réalisateur iranien, Morgan Richard, réalisateur, Auraeus Solito, réalisateur philippin, Shinji Takahashi, réalisateur japonais, Max Tessier, spécialiste du cinéma japonais, Dina Zvi-Riklis, réalisatrice israélienne, Eugénie Zvonkine, spécialiste du cinéma d’Asie Centrale.
* La section thématique « Villes d’Asie » : 2008 sera la première année où, dans l’histoire de l’humanité, il y aura plus de citadins que de ruraux sur terre. Il a paru important de marquer cet événement en consacrant la section thématique du festival à « Villes d’Asie ».
* Hommage à Stanley Kwan (en sa présence) : Stanley Kwan est un réalisateur et producteur majeur de Hong Kong, Cyclo d’or-Vesoul 2002 pour son film Lan Yu. Un hommage lui sera rendu à Vesoul, en sa présence, où il sera montré l’essentiel de son œuvre. Un Cyclo d’or d’honneur lui sera remis pour l’ensemble de son œuvre.
* 150ème anniversaire France-Japon : 2008 sera également l’année de la commémoration du 150ème anniversaire de l’instauration officielle des relations diplomatiques entre la France et le Japon. Le festival sera associé à cet événement en consacrant l’une de ses sections à un dialogue cinématographique franco-japonais.
* Regard sur le cinéma du Tadjikistan : Le FICA, festival de découvertes de Terra Incognita, a choisi de porter son regard sur une cinématographie méconnue, celle du Tadjikistan qui a produit aussi bien des films réalistes que des films épiques ou d’aventures (les fameux Eastern).
* Jeune Public : Deux après midi famille, le mercredi 30 janvier et le dimanche 3 février 2008, seront une nouvelle fois organisée avec une programmation familiale,
* Après-midi et soirées spéciales Animation japonaise : Mercredi 30 janvier après-midi, vendredi 1er et samedi 2 février en soirée des films d’animation japonaise séduiront non seulement un public déjà conquis mais aussi ceux qui, pour la première fois, découvriront ce genre qui connaît une vogue de plus en plus populaire.
* La Bambouseraie : Lieu de rencontre, la Bambouseraie permet aux festivaliers et intervenants du festival de partager des instants privilégiés.
* La ville aux couleurs de l’Asie : vitrines des commerces aux couleurs de l’Asie, décoration florale devant la mairie, kakemonos rouges annonçant le festival, Vbus véhiculant l’image du festival, affiches dans les abribus, les sucettes et colonnes Morris jalonnant la ville.
* Les Expositions : Le Japon à l’honneur pour les 150 ans : parallèlement aux regards croisés des cinématographies japonaises et françaises deux expositions participeront à la commémoration des 150 ans France-Japon : à la Chapelle de la Mairie, Toshihiro Hamano présentera son exposition « Zen », au Cinéma Majestic-Espace des Lumières : photos de Johann Helminger : « Le Japon que je préfère », au Théâtre E. Feuillère et à l’EGC : « Le Japon en quelques clics ». D’autres expositions présenteront l’Asie du Proche à l’Extrême Orient : au Lycée Belin de Vesoul « Mon Iran » de Christian Mathis, à l'IUFM de Vesoul « Ombres électriques, lumières asiatiques », à la Bambouseraie « Portraits chinois » et dans le hall de Cora « Affiches de films ».
Décentralisation du festival en Haute-Saône:
En avant goût du festival séances tout public : vendredi 25 janvier à 21 h La Coupe de Khyentse Norbu (Bouthan) à l'Espace Molière de Luxeuil-les-Bains, dimanche 27 janvier à 17 h Le Ballon blanc de Jafar Panahi (Iran) et lundi 28 janvier à 14h30 La Coupe à l'Espace Méliés de Lure.
Actions de sensibilisation :
Organisation de rencontres entre professionnels du cinéma et groupes d’alphabétisation de population d’origine immigrée et organisation de journées d’immersion et de séances scolaires pour découvrir des cinématographies venues d’ailleurs et ainsi s’ouvrir au monde.
///Infos Pratiques///
Salles de cinéma :
Théâtre Edwige Feuillère (Place Pierre Renet) :
Ouverture le mardi 29 janvier 2008 à 20h30 et clôture le mardi 5 février à 20h30
Cinéma Majestic-Espace des Lumières (Parc des Haberges) :
du mercredi 30 janvier au mardi 5 février 2008, projections non stop 10h-minuit au cinéma Majestic Espace des Lumières, dans des conditions idéales de projection.
Tarifs : Tarif normal : 6 euros 50 – Tarif réduit : 4 euros 50 – Moins de 26 ans : 2 euros 50
Carte cinq films : 22 euros 50 - Passeport pour tous les films : 60 euros
Programmation détaillée sur le site internet :
www.cinemas-asie.com
www.cinemas-asie.com
Sortie Cinema : Train de Nuit
Wu Hongyan est huissier de justice dans un tribunal de l'Ouest de la Chine. Elle s'occupe de femmes attendant leur exécution, le plus souvent condamnées pour crime passionnel.
Chaque week-end, cette femme d'une trentaine d'années fait un long trajet en train pour se rendre en ville, à une soirée dansante pour célibataires.
Ses rencontres amoureuses sont décevantes, jusqu'au jour où elle est attirée par le mystérieux Li Jun. Mais elle découvre que l'épouse de ce dernier est une de ses détenues...
About Love
About Lovede Ten Shimoyama, Yee Chin-yen et Zhang Yibai, 2005
Avec Mavis Fan, Li Xiaolu, Chen Bo-lin
À travers 3 villes, Tokyo, Taipei et Shanghai, ce sont trois cultures et trois couples qui apprennent à mieux se connaître et s'aimer...
About Love est un projet très intéressant puisqu'il réunit trois réalisateurs à l'identité cinématographique différente, à savoir Zhang Yibai (Spring Subway, Curiosity Kills the Cat), Yen Chin-yen et Ten Shimoyama et nous propose de suivre avec originalité le parcours de différents couples aux sangs mêlés.
On connaissait déjà des projets de ce type entre cinéastes de même nationalité, autour du même sujet, mais celui-ci est tout à fait exceptionnel puisqu'il regroupe des régions du monde en friction depuis déjà quelques années et offre un regard symptomatique de la jeunesse de chaque contrée.
Selon le DVD, la suite logique serait de regarder le moyen métrage concernant Tokyo, puis Taipei et enfin Shanghai. Mais n'étant pas décidé à faire comme cela, je me suis permis d'intervertir les deux premiers. Donc, commençons par Taipei, métropole taiwanaise, centre économique et culturel de l'île.
Le moyen métrage débute par une fille adepte du bricolage jusqu’à en déranger son voisinage. Elle monte une armoire, mais cette dernière est trop lourde pour être portée toute seule.
Elle appelle alors un garçon pour venir l'aider et soulève ensemble ces quelques pans massifs de bois. Ce dernier a toutes les peines à se faire comprendre, on découvre alors qu'il est japonais. Les deux essayent toutefois de communiquer malgré leurs langues différentes. Progressivement, les amis commencent à se rapprocher l'un de l'autre, mais la jeune taiwanaise interprétée par Mavis Fan, vient tout juste de sortir d'une rupture...
Bénéficiant d'une très belle imagerie, ce regard taiwanais est peut-être celui des trois où la plus grande partie des actes se portent dans les gestes, les regards et le mode de vie de la jeunesse de l'île. Point besoin de longues envolées verbales pour comprendre le sentiment des personnages, il y a juste besoin de regarder et de s'en nourrir. La morale qui clôture cet épisode est des plus juste même si elle se voit affaiblie par une dernière minute inutile.Une très belle aventure sensorielle et sensationnelle.
Du côté de Tokyo, deuxième destination de notre projet, nous retrouvons le même personnage taiwanais issu de la partie consacrée à Taiwan, Teechan, joué cependant par un acteur différent que certains ont pu admirer dans Blue Gate Crossing.
Ce dernier est venu au Japon pour devenir un mangaka professionnel notamment pour les films d'animation.
Comme il le dit lui-même, il n'a rien de spécial, c'est juste un garçon normal, dans un pays étranger qui mène une vie sans dessein. Son observation de Tokyo est assez dure, il pense que les Japonais des villes sont des individus inhibés dont on ne peut lire ce qui leur touche vraiment le coeur.
Le moyen métrage s'intéresse alors à une fille japonaise dont le petit ami est en Espagne et qui se désintéressera complètement d'elle. Le jeune taiwanais et la jeune japonaise se croisent dans la rue. C'est instantanément le coup de foudre pour Teechan qui voit le visage en larmes de sa nouvelle douce. Il décide de faire demi-tour pour la retrouver, mais son vélo déraille. Par chance, il découvre là où il déraille une galerie d'art appartenant à cette jeune femme. Peintre depuis de nombreuses années, elle esquisse de superbes paysages dont les perspect
ives montrent peu d'optimisme.Peu à peu s'installe entre elle et lui un petit jeu autour d'un dessin qui donne à cette dernière la positive attitude...
Ce voyage est certainement la partie la plus originale à défaut d'être la plus réaliste. Elle apporte une véritable bouffée d'air frais, dotée d’une sensibilité et d’aspérités sentimentales particulières et attachantes. S'il ne fallait ne retenir qu'une partie, ce serait aussi celle-ci, d'autant que le couple d'acteurs est excellent.
Enfin troisième et dernière partie, tournée par celui que l’on croyait être enfant terrible du cinéma chinois, Zhang Yibai, qui depuis Spring Subway n'a pas réussi à nous étonner, continue de nous fournir une filmographie en demi-teinte.
C'est l'histoire d'un Japonais qui arrive à Shanghai pour quelques mois. Il est hébergé chez un commerçant, dont la fille, interprétée par Li Xiaolu, l'aide dans sa difficile mission d'écrire à sa petite amie. Mais à ce petit jeu et comme vous pouvez le deviner, la fille chinoise s’amourache du Japonais. Cela tombe plutôt bien puisque celui-ci reçoit des nouvelles bien tristes de sa petite amie à Barcelone, qui ne compte plus sur lui pour faire sa vie.
Par de nombreux signes, la fille chinoise montre son affection, mais le japonais de son coeur semble encore plonger dans les tourmentes de son ancien amour pour s'en apercevoir...
Si Zhang Yibai n'est pas dénué de talent, il semble avoir laissé une grande partie de celui-ci au repos, vu le manque cruel de densité laissé au scénario. Malgré certaines qualités comme la couleur chaude de son oeuvre, le « Te Quiero » très bien employé dans une incompréhension linguistique des plus douloureuses, ce moyen métrage n’exploite pas toutes ses possibilités et lézarde sur des plans de toute beauté. Loin d'être mauvaise, cette dernière partie sur Shanghai est quelque peu décevante.
Ainsi, au travers de trois
moyens métrages, les amours se font et se défont de leurs particularités culturelles. Le regard croisé de ces réalisateurs est des plus enrichissants tout comme les liens entre les trois oeuvres (l'Espagne présente dans la partie Shanghai et Tokyo, l'appel téléphonique présent dans la partie Taipei et Tokyo, etc..)About Love est donc un projet cinématographique à voir pour son ouverture d’esprit et de culture, mais aussi pour ce cinéma si différent que ces trois régions du monde peuvent nous offrir.
Damien Paccellieri
vendredi 18 janvier 2008
Flash Info : Zhang Yuan et la drogue
Chef de file de la sixième génération à ses débuts avec le film Mama en 1990, Zhang Yuan a été arrêté chez lui pour consommation de drogue après une opération de police très médiatisée.En effet, Beijing TV suiviat la police dans l’appartement du cinéaste suspect où il fut montré et testé positif au test urinaire à la kétamine et à l’amphétamine.
Zhang Yuan s’offusqua et répondit directement à la caméra : « je ne sais pas qui vous êtes et pourquoi vous êtes dans mon appartement. C’est inhumain ».
Peut-être a-t-il oublié que la consommation de drogue est illicite !
Cette affaire risque de marquer un coup d’arrêt dans la carrière du réalisateur aux cheveux frisés.
L’arrestation de Zhang Yuan risque également de faire boule de neige dans le milieu artistique. Avec les Jeux Olympiques dans quelques mois, les autorités ne souhaitent évidemment pas donner une image décadente de ses artistes, même si cette consommation était à caractère personnel.
Ceux-là sont prévenus.
jeudi 17 janvier 2008
Cine Chine, un festival inoubliable
Ciné Chine, un festival inoubliableEn ce début d’année 2008, la Belgique et sa capitale Bruxelles signent l’un des meilleurs festivals sur le cinéma chinois au plan européen.
A l’honneur, la quatrième génération de réalisateur chinois (Xie Fei, Wu Tianming, Wu Yigong)n que le monde cinématographique avait quelque peu oublié, marque son retour avec de longs métrages des années 80 et 90 qui témoignent du parcours de la Chine, de ses premiers émois amoureux à sa vie à la campagne.
Cette génération, qui a été le socle du cinéma chinois post-révolution culturelle, donna une chance unique à la génération suivante (Zhang Yimou, Chen Kaige, Tian Zhuangzhuang) de remporter de nombreux prix internationaux et d’ouvrir les portes d’une cinématographie restée encore secrète.
Cependant, comme le septième art chinois est aussi complexe qu’enrichissant, le festival Ciné Chine n’a pas manqué de saluer les nouveaux réalisateurs comme Wu Tiange (A Warm Winter), accessoirement fils de Wu Yigong, le très talentueux Hasichaolu (The Old Barber) et la prometteuse Zhao Meng qui signe quant à elle un excellent film d’étude sur la vieillesse.
Pour mieux cerner l’ambiance et la qualité de ce festival, nous allons revenir jour après jour sur cette manifestation, qui, à la vue de sa fréquentation (de nombreuses séances étaient complètes dans la principale salle du cinéma Vendôme comptant 250 places !), entérine l’idée qu’il y a bien un public pour le cinéma chinois.
Jeudi 10 janvier 2008
Arrivé le matin, j’en profite pour visiter Bruxelles la belle, entre ses chocolats, son architecture et ses moules frites qui ont forgé sa légende. Je découvre une ville que nous connaissons peu, nous autres Français et dont il serait peut être temps de changer la donne.
14h30, début du Festival. Le cinéma Vendôme est fin prêt pour recevoir ses spectateurs en quête de culture chinoise. Décorée comme il se doit avec ses lanternes rouges à la chinoise, la première séance fédère un public nombreux autour du film Black Snow de Xie Fei, qui n’hésite pas un instant, dans un master class de qualité, à dévoiler tous ses secrets et à prodiguer ses conseils avec les écoles du cinéma bruxelloises.
Dès lors, je rencontre Arnaud, interprète hors pair, maîtrisant facilement 353 langues (super Tof !), dont le chinois, le flamand, le français et l’anglais. Il n’en faut donc pas moins pour déchiffrer ce que nous conte le cinéaste de la quatrième génération.
Ce moment de partage, nous le retrouvons avec Old Well réalisé par Wu Tianming où Zhang Yimou interprète son premier rôle devant la caméra.
Le crâne aussi brillant qu’un diamant d’Anvers, Wu Tianming nous parle de son expérience sur ce long métrage, certainement l’un des films les plus marquants de son époque pour avoir offert l’un des moments les plus sensuels du cinéma chinois où des amants songent à leur passion au fond d’un puits, proche de leur mort.
Après la séance, les uns découvriront Vivre ! de Zhang Yimou alors que les autres, invités au préalable, se donnent rendez-vous au 27eme étage du Hilton pourvu d’une vue panoramique exceptionnelle de Bruxelles.
Cette soirée de gala, entre cocktail et petit four, entre moments de détente et prise de contact, où le petit monde francophone comme flamand se délecte des discours honorifiques du comité festivalier, des sponsors et de la délégation chinoise, laisse aux invités une impression d’une nuit de Chine merveilleuse avec, pour ne pas partir les mains vides, de très beaux cadeaux offerts par des partenaires de qualités.
Seulement voilà ; les 12 coups de minuit me rappellent alors que la journée de demain sera longue et des plus captivantes…
Vendredi 11 janvier 2008
Connaissant déjà Xie Fei et Wu Tianming, me voilà à la découverte d’autres talents, d’autres personnalités enrichissantes. Ainsi, parmi la jeune génération, je me retrouve face à Zhao Meng pour la projection de Keep Going On, un road movie sur trois hommes, en fin de vie, qui décident de partir pour l’inconnu, ou pour tout simplement mieux se connaître. Film de fin d’études, Zhao Meng nous explique, là aussi dans un excellent master class en après séance, toutes les ficelles de son œuvre, mais également la situation actuelle des très jeunes cinéastes chinois dont les opportunités professionnelles en fin de cycle sont très diverses.
Entre temps et je ne vous en ai pas encore parlé, il faut se restaurer. Pour tout bon festivalier, un repas vous requinque et vous redonne toute l’énergie nécessaire pour continuer.
Dans ces conditions, comment ne pas essayer ces brasseries et établissements typiques qui ont fait la renommée de Bruxelles ?
Avec mon accent français, j’essaye de passer incognito, sans succès. Pourtant, c’est dans ces moments que l’on apprécie le plus notre diversité culturelle, sources de richesse, qui, je l’espère, donnera à réfléchir à cette crise des relations entre francophones et flamands.
Mais à peine le temps de penser à la situation politique de la Belgique que la séance de A Warm Winter réalisé par Wu Tiange pointe déjà le bout de son nez.
Avec deux personnages principaux des plus intenses, le long métrage développe un regard singulier sur les relations sentimentales entre un policier et l’un de ses suspects. Wu Tiange, oeuvrant au Studio de Shanghai, parle un anglais plus que parfait, facilitant les discussions en aparté. Éternellement comparé à son père, Wu Yigong, cinéaste de la quatrième génération, le fils est toutefois arrivé à se faire un nom (ou plutôt un prénom) dans le monde du septième art made in China.
Quelques minutes plus tard, c’est au tour de Hasichaolu d’être honoré par le Festival Ciné Chine avec la projection du sublime Old Barber, révélation de cette cuvée 2008.
Dans les veilles rues de Pékin, un homme âgé de 93 ans continue à tailler la barbe de ses congénères. Dans cet environnement où les personnes âgées disparaissent progressivement, le réalisateur y trouve une métaphore pour nous parler de toute une culture ancienne qui s’envole en volutes de fumée.
Mais que vois-je ? C'est déjà l’heure de reprendre des forces par une bonne nuit de sommeil, un sommeil qui me servira à rêver de ces hutongs et de ces petits métiers chinois, loin de notre quotidien formaté…
Samedi 12 janvier
11h30, le Roi des Masques de Wu Tianming. Voilà certainement l’une des meilleures œuvres de la cinématographie chinoise des années 90, celle dont on se souvient des années durant. Lors de la projection, je me suis permis de regarder le public réagir aux aventures et mésaventures de cet artiste en quête d’un héritier. La réaction est toujours la même : des litres de larmes (de joies et de peines) sur le visage des spectateurs, tout âge confondu. C’est dans ces moments où l’on s’aperçoit que le cinéma est un prisme extraordinaire pour voir la société et notamment celle de la Chine. Le festival Ciné Chine permit alors, une fois de plus, de consolider cette idée qu’il existe un public très intéressé par le cinéma chinois.
Et cela va sans dire avec la projection dans l’après-midi de Dam Street réalisé par Li Yu (Fish and Elephant, Lost In Beijing), terrible vie d’une adolescente devenant adulte. Encore un long métrage d’exception qui décidément s’accorde parfaitement avec la qualité de ce festival.
Mais alors que le soir propose des séances comme celle d’un Père à Pékin et de Getting Home, j’en profite pour nouer et sceller de nouvelles amitiés avec les membres de l’organisation comme avec la délégation chinoise jusqu’à en finir sur les rotules, heureux d’une fatigue et d’émotions que seul ce genre d’expérience autour du cinéma peut vous offrir.
P.-S. : Petite anecdote. Un Chinois commanda plus de 20 places pour la séance de Getting Home. C’est dire l’enthousiasme du public.
Dimanche 13 janvier
Dur, dur de se lever ! Dans la matinée, Xie Fei présente les Femmes du lac aux âmes parfumées, auréolé d’un Ours d’Or 1993, qui n’a pas besoin de longues explications,tant il est essentiel de le voir. Son intensité est sans commune mesure et la performance de Siqin Gaowa, interprétant une femme torturée entre sa réussite professionnelle et ses déboires sociaux, est en tout point exceptionnelle.
L’après-midi, changement complet d’ambiances cinématographiques : le festival Shadows, invité par le festival Ciné Chine, nous propose de suivre les pas de ces cinéastes et vidéastes indépendants chinois dont on parle peu, mais dont les œuvres disent beaucoup.
Dans un premier temps, 9 courts métrages sont proposés aux spectateurs. Avec leurs regards créatifs et subjectifs, les vidéastes donnent à voir un autre côté, caché, de la cinématographie chinoise. On aime ou on n’aime pas, mais on ne reste pas indifférent, et c’est le plus important. Mention particulière à 4 petits cochons dont la symbolique est très intelligente, Terrorist de Li Yifan, Magician’s Lies et Shock of Time de Sun Xun.
Cette mise en bouche artistique se transforme avec Tang Tang de Zhang Hanzi en un magnifique docu-fiction sur un des danseurs travestis les plus prisés de la capitale chinoise. Entre humour, intimité et fiction, Tang Tang nous dévoile les différentes facettes de sa personnalité et des arrières boutiques sociales de son environnement.
La réalisation est exemplaire d’autant que l’utilisation des effets de mises en scène est très intéressante. La aussi, une belle surprise de ce festival.
Alors que le public regardera le soir Evening Rain - film évènement dans la carrière de Wu Yigong, qui n’avait pas encore reçu jusque-là une reconnaissance européenne voir internationale - mais également Le dernier voyage du juge Feng, je reste en compagnie des membres de Ciné chine pour savourer encore pendant quelques instants la magie d’un festival réussit de toute part.
Est-ce la fin du festival, du cinéma chinois en Belgique ?
Et bien comme vous pouvez vous en douter et après avoir lu ces quelque lignes....ce n'est que le début d'une belle aventure !!!
Et bien comme vous pouvez vous en douter et après avoir lu ces quelque lignes....ce n'est que le début d'une belle aventure !!!
Alors pour ce premier acte, remerçions chaleureusement Brigitte, Marc, Jean-Pierre, Marie, Arnaud, Yang Yang, Julien, Judith et bien d’autres. A bientôt.
Damien Paccellieri
mardi 8 janvier 2008
La Censure pour Lost In Beijing
Article paru sur Rue89 par Pierre HaskiVoir le lien
Les censeurs chinois ont un problème avec le sexe. Ils viennent d'interdire "Lost in Beijing", de la réalisatrice Li Yu, après avoir fait couper de nombreuses scènes d'amour dans le sulfureux "Lust caution" du célèbre cinéaste taiwanais Ang Lee ("Tigre et dragon", "Brockeback Mountain").Dans le cas de "Lost in Beijing" (le titre chinois est "Ping Guo", la pomme en français), l'Administration d'Etat de la radio, des films et de la télévision (SARFT) accuse carrément la réalisatrice "d'avoir enfreint les règlements avec des scènes pornographiques (non approuvées par la censure)". Circonstance aggravante, alors que la censure avait exigé des coupes d'au moins 15 minutes, le film avait été présenté dans sa version non coupée au festival de Berlin l'an dernier.
La société de production, Laurel Films, dirigée par Fang Li, un homme passé du business aux Etats-Unis à l'univers du cinéma, a reçu l'interdiction de faire des films pendant deux ans. Laurel Films était déjà coproducteur, avec le Français Rosem Films, d'"Une jeunesse chinoise", présenté à Cannes l'an dernier, et qui avait valu, pour à peu près la même raison, une interdiction de tourner pendant cinq ans pour son réalisateur Lou Ye. Li Yu est elle aussi une "récidiviste", puisque son premier film, "Fish and Elephant", présenté comme le premier film lesbien chinois, n'a jamais été distribué dans le circuit commercial chinois.
Cette pudibonderie de la censure chinoise est accentuée par l'approche des Jeux Olympiques de Pékin, en août prochain, et les autorités s'agacent de voir le nom de Pékin associé, dans un film montré à travers le monde, avec des scènes de sexe alors qu'ils cherchent à présenter une image aseptisée, résolument moderne, et "harmonieuse". Or "Lost in Beijing", comme beaucoup de films de la jeune génération de cinéastes chinois, s'intéresse au monde des exclus de la croissance chinoise, aux migrants des grandes villes, bref à tout ce que Pékin veut effacer le temps des JO... L'envers du décor montré à travers l'histoire d'un couple de migrants à Pékin.
Signe des temps qui changent, la sortie en Chine de la version expurgée de "Lust Caution" (qui sort en France le 16 janvier) a profondément irrité les nouveaux riches et la classe moyenne chinoise, qui supportent mal ce rigorisme officiel en décalage total avec la réalité de la société actuelle. Le New York Times signalait récemment que les Chinois aisés votaient avec leurs pieds contre la censure, en faisant des voyages à Hongkong uniquement pour y voir la version non censurée de "Lust Caution". D'autant que ce film, Lion d'or à la dernière Mostra de Venise, est tiré d'un roman d'Eileen Chang qui se déroule pendant la grande époque de Shanghaï, avant l'arrivée au pouvoir de Mao, avec laquelle la métropole actuelle prétend renouer.
Paradoxalement, la censure politique s'est quelque peu relâchée ces dernières années, permettant à ces cinéastes autrefois "underground" comme Jia Zhangke ("Still Life"), d'être distribués légalement en Chine. Mais les tabous restent nombreux et puissants, qu'il s'agisse du sexe comme on le voit avec "Lost in Beijing" et "Lust Caution", ou politiques comme l'évocation du massacre de Tiananmen avec "Une jeunesse chinoise". Un combat d'arrière garde dans une société bien plus mure que ses censeurs ne voudraient le faire croire. Heureusement, il reste les DVD pirates (ce n'est certes pas bien de pirater, mais ça permet de contourner les censures)...
lundi 7 janvier 2008
Acteur : Chen Kun
Chen Kun, la belle gueule du cinéma chinoisNé le 4 février 1976 à Chongqing, Chen Kun est l’une des coqueluches du cinéma chinois. En effet, pas une fille chinoise ne résiste à son charme qu’elles ont pu voir pour la première fois sur grand écran avec National Anhem (1999) de Wu Ziniu.
Dans une Chine occupée par les Japonais en 1931, Tian Han compose ce qui va devenir l’hymne national de la République populaire de Chine.
Chen Kun ne tient pas le rôle principal, mais sa beauté et son regard juvénile embrasent le cœur des spectateurs et plus particulièrement des spectatrices.
Alors que tout le petit monde du cinéma chinois l’attend en tournant, Chen Kun prend son temps et se fait connaître des Français en interprétant l’un des trois rôles principaux de Balzac et la Petite Tailleuse Chinoise (2002) de Dai Sijie avec Zhou Xun et Liu Ye.
Dès lors, une comparaison avec ce dernier est établie dans les médias et ne cesse de durer afin de connaître quel est le meilleur espoir masculin du cinéma chinois.
En regardant de plus près, le parcours est quelque peu semblable puisque les deux acteurs commencent leur carrière au cinéma en 1999 avec deux des films les plus populaires de cette année. De plus, chacun, dans leur carrière respective, jouera dans de grands films. Cependant, on peut toutefois constater une légère différence d’âge pour un jeu bien différent. Chen Kun se tourne vers une carrière dont les principaux rôles constituent des personnages romantiques hormis une apparition hasardeuse dans Kung Fu Girls (2003) d’Alice Wang, le jeune prodige joue coup sur coup deux longs métrages avec Zhou Xun à savoir A West Lake Moment (2004) de Zi Yang et Baober in Love (2004) de Li Shaohong (troisième collaboration entre les deux acteurs). Si A West Like Moment reste dans l’oubli, Baober in Love à l’imagerie léchée, en laisse plus d’un sur le carreau.
Mais avec Chen Kun, qu’importe que la prestation soit bonne ou mauvaise, son apparition physique est d’une telle douceur pour la gent féminine que le succès est assuré.
D'ailleurs, ce n’est pas un hasard si Chen Kun s’est aussi lancé dans la chanson : il connaît ses atouts et profite pour placer ses pions mercantiles.
De retour en 2006 avec Music Box, il est au cœur de nombreuses polémiques autour de la mort du réalisateur (et très grand peintre) Chen Yifei, décédé tragiquement pendant le tournage.
Le film reçoit en Chine un bel hommage du public, mais ne convint pas, laissant Chen Kun dans une situation tendue où il navigue entre succès populaire et film en deçà des espérances fondées.
Avec The Knot (2007) de Li Yin, Chen Kun redresse la barre avec un long métrage sélectionné pour représenter la Chine aux Oscars. Sa prestation aux côtés de Li Bingbing, tout deux récompensés lors des Hubiao (remise de prix ressemblant à nos césars), redore son blason et sa popularité, malgré des rumeurs sur son homosexualité.
Il retrouve la même année la réalisatrice Li Shaohong pour The Door, un film d’angoisse laissé pour compte par les spectateurs dont la pluie de critiques finira par l’abattre médiatiquement.
Le jeune acteur se prépare pour le prochain long métrage de Gordon Chan — Skin Lover — où il partagera l’affiche avec le très martial Donnie Yen.
Ainsi, Chen Kun, dont la popularité n’a jamais cessé de grandir depuis ses débuts, montre des forces, mais aussi de nombreuses faiblesses dans la qualité des choix cinématographiques et n’a certainement pas encore montré toute l’étendue de son talent. Si son talent dans les séries chinoises, socle de sa popularité, ne cesse d’être acclamé, il lui reste encore beaucoup de chemin pour se détacher de son image de séducteur, et asseoir son talent sur la qualité de ses interprétations.
Damien Paccellieri
samedi 5 janvier 2008
Sortie Cinema : Filatures
Filatures de Yau Nai-hoi, 2007 Sortie le 2 janvier 2008
Grâce à ARP voici un autre polar made in HK avec l'excellent Tony Leung Ka-fai.
Synopsis:
Une branche secrète de la police de Hong Kong mène des filatures sophistiquées. Le Capitaine Huang engage Piggy, une débutante au visage ingénu, donc, insoupçonnable. Ensemble, ils vont tenter de remonter jusqu'au " cerveau " d'un casse. Mais le cerveau devine le danger et disparait. Piggy est assignée à une nouvelle affaire. Alors qu'elle est en pleine filature, sa route croise celle du cerveau...
Sortie cinema : Triangle
Triangle de Johnnie To, Ringo Lam & Tsui Hark, 2006Sortie le 16 Janvier 2008
Pour bien commencer l'année voilà un film qui n'a pas manqué d'alimenter toutes les rumeurs les plus folles tant son trio à la réalisation est exceptionnel.
Remerçions donc Wildside pour cette sortie, le 16 janvier 2008, à ne pas manquer pour ceux qui aiment l'univers des trois cinéastes.
synopsis:
La vie n'est pas facile pour Sam, Fai et Mok, trois amis qui se démènent pour joindre les deux bouts, jusqu'à ce soir d'orage où un mystérieux vieillard vient les trouver dans un bar en leur proposant de devenir riche rapidement.
Un antique trésor serait enterré sous un bâtiment du gouvernement, placé sous haute surveillance.
Croient-ils en son histoire ?
Ils décident de tenter tout de même l'aventure et de forcer leur destin. Mais ce qu'ils découvrent dépasse leurs rêves les plus fous : un ancien cercueil contenant une robe de cérémonie parée d'or. Selon Mok, qui est antiquaire, ils ont une fortune entre les mains. Cette perspective met leur amitié à rude épreuve, les trois amis étant pris d'une avidité incontrôlable.
Tout se complique lorsque Ling la femme de Sam décide de voler la robe pour s'enfuir avec son amant et que des gangsters, venus du continent, sont bien décidés, aux aussi, à mettre la main sur le trésor.
Une rocambolesque course-poursuite s'engage !
Entre leur survie, avidité et amitié, Sam, Fai et Mok devront faire leur choix...
La vie n'est pas facile pour Sam, Fai et Mok, trois amis qui se démènent pour joindre les deux bouts, jusqu'à ce soir d'orage où un mystérieux vieillard vient les trouver dans un bar en leur proposant de devenir riche rapidement.
Un antique trésor serait enterré sous un bâtiment du gouvernement, placé sous haute surveillance.
Croient-ils en son histoire ?
Ils décident de tenter tout de même l'aventure et de forcer leur destin. Mais ce qu'ils découvrent dépasse leurs rêves les plus fous : un ancien cercueil contenant une robe de cérémonie parée d'or. Selon Mok, qui est antiquaire, ils ont une fortune entre les mains. Cette perspective met leur amitié à rude épreuve, les trois amis étant pris d'une avidité incontrôlable.
Tout se complique lorsque Ling la femme de Sam décide de voler la robe pour s'enfuir avec son amant et que des gangsters, venus du continent, sont bien décidés, aux aussi, à mettre la main sur le trésor.
Une rocambolesque course-poursuite s'engage !
Entre leur survie, avidité et amitié, Sam, Fai et Mok devront faire leur choix...
vendredi 4 janvier 2008
Flash Info : Triste Nouvelle....
Pendant les fêtes de fin d'années, Sun Daolin, immense acteur du cinéma chinois a tiré sa révérence suite à une longue maladie, vendredi 28 décembre 2007 à l'Hôpital Huadong de Shanghai, à l'âge de 86 ans.Né en 1921, on se souvient de lui comme l'une des grandes figures cinématographiques des années 40 et 50 pour avoir joué dans de très nombreux chefs d'oeuvres dont Printemps dans une Petite Ville de Fei Mu.
Connu de toute une génération de chinois, notamment ceux de la cinquantaine et plus, Sun Daolin laisse un pays en deuil d'un de ses plus grands acteurs qui avait été également récompensé pour son talent à la réalisation.
"La mort c'est le commencement de quelque chose " disait Edith Piaf. Espérons que les prochaines années nous permettrons de découvrir ou de redécouvrir cet acteur d'exception.
Un portrait est prévu pour dans quelques semaines...
Damien Paccellieri
jeudi 3 janvier 2008
Flash Info : Three Kingdoms Resurrection of the Dragon
Cette année 2008 puisera de l'époque des Trois Royaumes ses nombreux blockbusters chinois. En voici un autre et pas des moindres.Avec à l'affiche Andy Lau et Maggie Q, dirigé par Daniel Lee, Three Kingdoms: Resurrection of the Dragon, co-production sino-coréo-hongkongaise, nous enmène sur les traces du général Zhao Yun, celui que l'on pourrait surnommer " le quatrième frère" de Guan Yu, Zhang Fei et Liu Bei.
Est ce que ces premiers films à gros budgets seront à la hauteur ?
Flash info : The Forbidden Kingdom
Tous les férus d'arts martiaux attendaient ce moment depuis longtemps : Jet Li, qui a été à l'origine d'un nouveau souffle dans le cinéma d'action et des arts martiaux en Occident (mais qui était déja connu à Hong Kong pour ses nombreux films déstinés au marché local) et Jackie Chan le plus populaire des chinois à l'étranger, celui par qui la passion pour les films d'arts martiaux arriva à de nombreux spectateurs, sont enfin réunis dans le même projet cinématographique.The Forbidden Kingdom de Rob Minkoff reprend une énième fois la légende du Roi Singe cette fois ci sous l'angle d'un jeune américain qui découvre des parchemins dans une boutique de Chinatown. Sortie prévue aux USA en Avril 2008.
le site officiel avec bande annonce
Edito deJanvier 2008 - 2008 is coming ! Allons a Bruxelles
Nous voilà donc en 2008, après une année 2007 très intéressante pour le cinéma chinois qui a su couronner le film Le Mariag de Tuya d'un Ours D'Or et d'une sortie française dans les salles obscures. 2007 fut également le symbole d'une production croissante du nombre de longs métrages en Chine (nous en reparlerons plus longuement dans un autre billet) comparé à 2006.En définitive le marché cinématographique chinois se porte bien et de gros projets s'annoncent pour 2008 avec notamment le plus gros budget de l'histoire du cinéma chinois, Red Cliff, le film de John Woo.
chinacinema.fr vous souhaite ainsi une excellente année 2008 et le meilleur dans vos projets, pour votre famille et votre santé.
Et pour bien commencer l'année, rendez vous au festival CineChine de Bruxelles à partir du 10 janvier 2008 !
Rappel:
chinacinema.fr vous souhaite ainsi une excellente année 2008 et le meilleur dans vos projets, pour votre famille et votre santé.
Et pour bien commencer l'année, rendez vous au festival CineChine de Bruxelles à partir du 10 janvier 2008 !
Rappel:
Du 10 au 13 janvier 2008 au Cinéma Vendôme
- 16 films pour découvrir les richesses de la production cinématographique chinoise...
- 8 films présentés par 6 invités, 1 classique, 4 inédits...
- 1 avant-première, 1 docu-fiction et des courts métrages ...
- 2 master classes et 1 débat...
- 4 jours de plaisirs et de découvertes !
CineChine se propose de projeter une image large et diversifiée de la Chine d’hier et d'aujourd’hui tout en permettant de réaliser qu’un changement majeur est à l’oeuvre en Chine.
Pour sa première édition, CineChine rend hommage aux plus grands réalisateurs dits de la Quatrième Génération qui ont ouvert les portes de la renaissance du cinéma chinois.
CineChine présente également une sélection de films récents, quasi tous inédits en Belgique, réalisés par des auteurs qui remportent de plus en plus de prix dans les grands festivals internationaux.
CineChine est organisé par une poignée de passionnés de cinéma chinois et bénéficie du soutien de divers partenaires privés et publics.
CineChine invite
Pour sa première édition, CineChine accueille six invités qui présenteront 8 films:
3 réalisateurs de la Quatrième Génération de cinéastes chinois: WU Tianming, XIE Fei, WU Yigong et 3 jeunes réalisateurs ZHAO Meng et HASICHAOLU qui viennent de terminer leur premier long métrage, WU Tiange et la représentante de l'Association des Cinéastes chinois.
Films projetés
- A Warm Winter
- Black Snow - Neige noire
- Courts métrages 2005-2006 (coll. Festival Shadows)
- Dam Street
- Dernier voyage du juge Feng (Le)
- Evening Rain - Soir de pluie à Bashan
- Femmes du Lac aux Ames parfumées (Les)
- Getting Home
- Keep Going On! - On continue!
- King of Masks - Le Roi des Masques
- Lotus Lantern
- Tang Tang (coll. Festival Shadows)
- The Old Barber
- Old Well - Le Vieux puits
- Un Père à Pékin
- Vivre ! - To Live
Tarifs
- 5 euros tarif réduit pour étudiants (-25 ans), chômeurs, bénéficiaires du revenu d'intégration sociale, OMNIO, seniors
- 7 euros plein tarif pour tous les autres
- PASS 5 films : 20 euros
Sous-titrage
Sauf mention contraire, tous les films projetés avant 18 heures sont en version originale sous-titrée en anglais.
MAIS tous les films projetés après 18 heures seront présentés en version originale sous-titrée en anglais, français et néerlandais.
Horaires
CineChine vous propose 16 séances qui se dérouleront de la manière suivante:
- 1 "master class" (de 14h à 17h) et 2 séances en soirée (18h30 et 21h) le jeudi et le vendredi, soit 6 séances
- 5 séances le samedi et le dimanche (11h30, 14h00, 16h30, 19h00 et 21h30), soit 10 séances.
Le cinéma Vendôme
Cinéma historique du haut de Bruxelles et un des derniers à proposer des films d'art et essai, le Cinéma Vendôme est idéalement situé à la Porte de Namur, à la frontière entre Ixelles et la Ville de Bruxelles.
Les séances de CineChine se dérouleront dans la salle 3, 1er étage (attention: pas d'ascenseur), d'une capacité de 180 places.
Adresse : 18 chaussée de Wavre à 1050 Ixelles
Tél. : 02 502 37 00 - Fax 02 513 47 38
Transports
- Métro: Ligne 2 Simonis-Delacroix: Arrêt Porte de Namur
- Bus: 34, 54, 64, 71 et 80
- Noctis: n09 et n71
http://www.cinechine.eu


















