mercredi 15 octobre 2008
A Warm Winter
A Warm Winter de Wu Tiange, 2003Avec Wang Xuebing, Wang Ji
Un policier suspecte une femme de revoir son mari recherché par la police. Commence alors une planque interminable où cet agent de la loi tombe peu à peu sous le charme de cette femme mystérieuse...
Wu Tiange, que l'on ramène un peu trop souvent à la caricature du « fils de » Wu Yigong, éminent cinéaste de la quatrième génération, est aussi un réalisateur talentueux et nous le prouve en partie avec Warm Winter. Sous le couvert d'un film policier, Wu Tiange érige une émouvante relation sentimentale entre un policier et sa proie. Cette femme, mariée à un hors la loi, n' a plus aucune nouvelle de lui, mais ce dernier pourrait revenir à tout moment dans leur appartement.
Le policier, interprété par Wang Xuebing , est un jeune homme dont la vie n'a rien de palpitant, si ce n'est son métier. Célibataire et viv
otant avec les photos de ses surveillances sur les murs de son appartement, il semble voué à la tristesse.
Mais cette carapace se fissure lorsqu'il enquête sur cette femme dont il se rapproche de plus en plus.
La femme, sous les traits de Wang Ji, le respecte même s'il la surveille parfois avec excès.
Cela en devient même un jeu, un cache-cache.
Pris dans les tenailles de ses sentiments et de son travail de policier, le jeune homme est sommé de réagir. Mais de quelle manière ?
Wu Tiange nous offre dans un long métrage sentimentaliste toutes ces sensations amoureuses et ces petits gestes qui savent embraser nos coeurs. Dans une danse cinématographique qu'il maîtrise à la perfection, le réalisateur exploite de
nombreux plans détaillés, entrecoupés, ralentis et rapprochés. Il développe avec un grand naturel la naissance d'un amour entre un jeune policier et une femme bien plus mûre que lui. Ce n'est pas une tâche aisée notamment lorsqu'on connaît la société chinoise et ses regards braqués sur ces différences.
Sur ce point, Wu Tiange opère de manière tout à fait intelligente et développe une sensibilité singulière.
Cependant, le cinéaste s'effondre complètement en fin de long métrage avec une longue séquence policière caricaturale, digne des séries américaines des années 80. Cela en est tellement navrant, que l'on a du mal à y croire, tant le film surprend par sa qualité si ce n'est cette dernière partie. On en vient même à en rire malgré la tragédie en arrière-plan.
Warm Winter n'est donc qu'une réussite partielle. Sa représentation sentimentale, ses plans cinématographiques et ses deux acteurs principaux, parfaits dans leurs compositions, sont de nombreux atouts qui susciteront la curiosité du spectateur.
Mais n'y cherchez pas un film d'action, car sur ce sujet, la déception serait immense...
Un policier suspecte une femme de revoir son mari recherché par la police. Commence alors une planque interminable où cet agent de la loi tombe peu à peu sous le charme de cette femme mystérieuse...
Wu Tiange, que l'on ramène un peu trop souvent à la caricature du « fils de » Wu Yigong, éminent cinéaste de la quatrième génération, est aussi un réalisateur talentueux et nous le prouve en partie avec Warm Winter. Sous le couvert d'un film policier, Wu Tiange érige une émouvante relation sentimentale entre un policier et sa proie. Cette femme, mariée à un hors la loi, n' a plus aucune nouvelle de lui, mais ce dernier pourrait revenir à tout moment dans leur appartement.
Le policier, interprété par Wang Xuebing , est un jeune homme dont la vie n'a rien de palpitant, si ce n'est son métier. Célibataire et viv
otant avec les photos de ses surveillances sur les murs de son appartement, il semble voué à la tristesse.Mais cette carapace se fissure lorsqu'il enquête sur cette femme dont il se rapproche de plus en plus.
La femme, sous les traits de Wang Ji, le respecte même s'il la surveille parfois avec excès.
Cela en devient même un jeu, un cache-cache.
Pris dans les tenailles de ses sentiments et de son travail de policier, le jeune homme est sommé de réagir. Mais de quelle manière ?
Wu Tiange nous offre dans un long métrage sentimentaliste toutes ces sensations amoureuses et ces petits gestes qui savent embraser nos coeurs. Dans une danse cinématographique qu'il maîtrise à la perfection, le réalisateur exploite de
nombreux plans détaillés, entrecoupés, ralentis et rapprochés. Il développe avec un grand naturel la naissance d'un amour entre un jeune policier et une femme bien plus mûre que lui. Ce n'est pas une tâche aisée notamment lorsqu'on connaît la société chinoise et ses regards braqués sur ces différences.Sur ce point, Wu Tiange opère de manière tout à fait intelligente et développe une sensibilité singulière.
Cependant, le cinéaste s'effondre complètement en fin de long métrage avec une longue séquence policière caricaturale, digne des séries américaines des années 80. Cela en est tellement navrant, que l'on a du mal à y croire, tant le film surprend par sa qualité si ce n'est cette dernière partie. On en vient même à en rire malgré la tragédie en arrière-plan.
Warm Winter n'est donc qu'une réussite partielle. Sa représentation sentimentale, ses plans cinématographiques et ses deux acteurs principaux, parfaits dans leurs compositions, sont de nombreux atouts qui susciteront la curiosité du spectateur.Mais n'y cherchez pas un film d'action, car sur ce sujet, la déception serait immense...
Damien Paccellieri


















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