dimanche 10 février 2008

FICA Vesoul 2008 - Vendredi 1er et Samedi 2 fevrier

Ces deux jours annonçant le début du week-end sont marqués par le départ précipité de Masahiro Kobayashi pour des raisons personnelles et son remplacement par Stanley Kwan, l’invité de marque du festival. En même temps, ce dernier est à l’honneur avec la projection de nombreuses œuvres de sa filmographie comme Lan Yu, Rouge, Rose Rouge Rose Blanche et Yang + Ying.

Pourtant, les longs métrages qui marqueront le festival sont autres. Il y a tout d’abord Vacances à Shanghai d’Ann Hui (My American Grandfather), un long métrage d’une grande rareté dans les salles obscures dont s’inspire fortement Go Home avec Liu Peiqi.
Ensuite, l’Iran, représenté par la très belle Niki Karimi dans le Jury international, nous offre une fuite en avant reprenant quelques bases du cinéma de Tarkovski, le tout dans la neige, nommée Those Three de Naghi Nemati. Cette neige sera le fil conducteur du vendredi avec en soirée la projection du très photographique Frozen de Shijavee Chandrabushan, une œuvre indienne artistique des plus singulières augurant de belles et prochaines expériences dans le pays de Gandhi.
Son cinéaste, d’une convivialité sans mesure, restera dans les mémoires comme un excellent professeur de danse bollywoodienne, inspirant les différents jurys à se déhancher avec des techniques de dévissage d’ampoules. En définitive, de grands moments de plaisirs festifs.

Dans l’après-midi du samedi, James Lee et son Waiting for Love, n’a pas réussi à séduire la foule contrairement aux Moissons Pourpres de Cai Shangjun, boosté par l’arrivée de la délégation chinoise dont le réalisateur fait partie. Ce dernier fit une forte impression avec un film tourné dans la région du Gansu sur les relations d’un « je t’aime moi non plus » entre un père et son fils entourés de moisonneuses rouges écarlates.

Les " Off " du festival

Je ne vais pas faire un nouveau magazine people sauce Paris Match, mais on ne parle que rarement de ces moments d’humanité qui font le sel du festival de Vesoul. En effet, sous la bambouseraie toujours plus belle, Anaïs et Camille, ceux qui ont certainement travaillé le plus sur cette 14e édition, nous avons appris quelques pas de danses irlandaises. Bien sûr, des photos compromettantes font l’état de mes mauvaises compétences en danse, cependant cela ne peut m’empêcher de signaler cette ambiance unique dont le FICA peut se vanter, à savoir cette façon de vivre en famille dont les autres festivals devraient en prendre le chemin.
Pour les autres détails dois je vraiment en parler ? Je crois que le lendemain m’appelle déjà…
Damien Paccellieri

Publié par damien à 11:04

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