lundi 7 janvier 2008

Acteur : Chen Kun

Chen Kun, la belle gueule du cinéma chinois

Né le 4 février 1976 à Chongqing, Chen Kun est l’une des coqueluches du cinéma chinois. En effet, pas une fille chinoise ne résiste à son charme qu’elles ont pu voir pour la première fois sur grand écran avec National Anhem (1999) de Wu Ziniu.
Dans une Chine occupée par les Japonais en 1931, Tian Han compose ce qui va devenir l’hymne national de la République populaire de Chine.
Chen Kun ne tient pas le rôle principal, mais sa beauté et son regard juvénile embrasent le cœur des spectateurs et plus particulièrement des spectatrices.



Alors que tout le petit monde du cinéma chinois l’attend en tournant, Chen Kun prend son temps et se fait connaître des Français en interprétant l’un des trois rôles principaux de Balzac et la Petite Tailleuse Chinoise (2002) de Dai Sijie avec Zhou Xun et Liu Ye.

Dès lors, une comparaison avec ce dernier est établie dans les médias et ne cesse de durer afin de connaître quel est le meilleur espoir masculin du cinéma chinois.
En regardant de plus près, le parcours est quelque peu semblable puisque les deux acteurs commencent leur carrière au cinéma en 1999 avec deux des films les plus populaires de cette année. De plus, chacun, dans leur carrière respective, jouera dans de grands films. Cependant, on peut toutefois constater une légère différence d’âge pour un jeu bien différent. Chen Kun se tourne vers une carrière dont les principaux rôles constituent des personnages romantiques hormis une apparition hasardeuse dans Kung Fu Girls (2003) d’Alice Wang, le jeune prodige joue coup sur coup deux longs métrages avec Zhou Xun à savoir A West Lake Moment (2004) de Zi Yang et Baober in Love (2004) de Li Shaohong (troisième collaboration entre les deux acteurs). Si A West Like Moment reste dans l’oubli, Baober in Love à l’imagerie léchée, en laisse plus d’un sur le carreau.

Mais avec Chen Kun, qu’importe que la prestation soit bonne ou mauvaise, son apparition physique est d’une telle douceur pour la gent féminine que le succès est assuré.
D'ailleurs, ce n’est pas un hasard si Chen Kun s’est aussi lancé dans la chanson : il connaît ses atouts et profite pour placer ses pions mercantiles.
De retour en 2006 avec Music Box, il est au cœur de nombreuses polémiques autour de la mort du réalisateur (et très grand peintre) Chen Yifei, décédé tragiquement pendant le tournage.
Le film reçoit en Chine un bel hommage du public, mais ne convint pas, laissant Chen Kun dans une situation tendue où il navigue entre succès populaire et film en deçà des espérances fondées.
Avec The Knot (2007) de Li Yin, Chen Kun redresse la barre avec un long métrage sélectionné pour représenter la Chine aux Oscars. Sa prestation aux côtés de Li Bingbing, tout deux récompensés lors des Hubiao (remise de prix ressemblant à nos césars), redore son blason et sa popularité, malgré des rumeurs sur son homosexualité.
Il retrouve la même année la réalisatrice Li Shaohong pour The Door, un film d’angoisse laissé pour compte par les spectateurs dont la pluie de critiques finira par l’abattre médiatiquement.
Le jeune acteur se prépare pour le prochain long métrage de Gordon Chan — Skin Lover où il partagera l’affiche avec le très martial Donnie Yen.
Ainsi, Chen Kun, dont la popularité n’a jamais cessé de grandir depuis ses débuts, montre des forces, mais aussi de nombreuses faiblesses dans la qualité des choix cinématographiques et n’a certainement pas encore montré toute l’étendue de son talent. Si son talent dans les séries chinoises, socle de sa popularité, ne cesse d’être acclamé, il lui reste encore beaucoup de chemin pour se détacher de son image de séducteur, et asseoir son talent sur la qualité de ses interprétations.

Damien Paccellieri

Publié par damien à 12:50

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