mardi 4 décembre 2007
Nouvelle Cuisine
Nouvelle Cuisine de Fruit Chan, 2004Avec Bai Ling, Tony Leung Ka-fai, Myriam Leung
Si l’on vous donnait la possibilité de rajeunir, accepteriez vous ? Ching Lee, star vieillissante et désireuse de retrouver sa jeunesse et beauté d’antan s’adresse à Mei, cuisinière charismatique, spécialiste des raviolis réputés pour leurs vertus rajeunissantes. Prêts à tout, Ching ne se soucie guère de connaître les ingrédients de la recette secrète, quitte à payer le prix fort.
Intégré comme moyen métrage à l’ensemblier Three Extremes (avec Takashi Miike et Park Chan Wook), Nouvelle Cuisine de Fruit Chan est de loin la meilleure partie des trois.
Sur le sujet du la jouvence éternelle, le cinéaste hongkongais pose aussi quelques idées sur la représentation du couple, de l’attraction féminine (Bai Ling) et de la fidélité ma
sculine (Tony Leung Ka-fai). Avec une Bai Ling sulfureuse que nous n’avions plus vu dans un film chinois depuis belle lurette, Fruit Chan nous laisse cuire à feux doux comme ces raviolis qui semblent redonner une seconde jeunesse à ceux qui les consomment. Ching Lee, en totale perte de confiance, ne supporte plus que son mari ne puisse avoir envie d’elle, elle décide alors le tout pour le tout en se délestant de ses deniers pour goûter aux raviolis bien étranges de madame Mei.
Quel est l’ingrédient miracle de ces raviolis ? Et bien c’est l’idée clé de ce long métrage et je ne me permettrai pas de la dévoiler et vous laisse encore l’eau à la bouche… enfin ce n’est pas si sûr…
Deux versions sont désormais disponibles sur le même dvd édité par Wildside : un moyen et un long métrage.
Dans le moyen métrage, tout est dynamisé pour ne laisser aucune passe de solitude.
Une fois avoir prit connaissance des ingrédients composant les raviolis, chaque spectateurs se laissera torturer par sa conscience et par l’acheminement de la vie.
Sur cette thématique, Fr
uit Chan réussit admirablement, ce qui n’était pas joué d’avance cela aurait pu tourner à la déconfiture. Mais par son expérience et son incroyable talent dans la mise en ambiance, le cinéaste de l’ancienne concession britannique pose là, avec la truelle, l’un des plus belles briques cinématographiques de la chapelle « film d’angoisse ».
Avec deux versions, Fruit Chan préfère se contenter de l’essentiel dans le moyen métrage en se recentrant sur le triptyque Myriam Leung, Tony Leung Ka-fai, Bai Ling. Cette dernière dont les prestations sur grands écrans se faisaient rare, revient avec une prestation fracassante, empreinte d’une forte sensualité et d’un côté magie noire des plus séducteurs. Pour un retour en Chine, Bai Ling, n’a pas fait les choses à moitié !
Dans le long métrage, le réalisateur se laisser aller vers le développement de ses personnages, notamment celui de Bai Ling dont on apprend quelques secrets tout comme le bel étalon Tony Leung Ka-fai qui apparaît plus volage que jamais.
Ces quelques minutes supplémentaires permettent aussi de mettre le doigt sur plusieurs réflexions de la société chinoise actuelle.
Pouvons-nous éternellement rester jeune et
beau ? Certains semblent le croire et ne lésinent pas sur la chirurgie plastique (Meg Rayan où es tu ?), avec botox et autre collagen pour y parvenir. Fruit Chan démontre cela par le biais des raviolis.
L’ingrédient et le retour à la jeunesse sont étroitement liés aboutissant à un lien de causalité extrêmement troublant, voir traumatisant.
Puis Fruit Chan est assez intelligent pour évoquer de manières détournées d’autres sujets tabous comme celle de l’avortement officieux de nombreuses jeunes filles, ou bien encore les relations extraconjugales tout comme l’autosatisfaction sexuelle et la lassitude venant avec l’âge.
Nouvelle Cuisine est donc un divertissement intelligent, terriblement efficace, diablement angoissant et marque le possible retour d’une chinoise dans son pays, la très belle Bai Ling (la scène de sexe avec Tony Leung Ka-fai est mémorable). A voir rien que pour se tester face à la vie.
Si l’on vous donnait la possibilité de rajeunir, accepteriez vous ? Ching Lee, star vieillissante et désireuse de retrouver sa jeunesse et beauté d’antan s’adresse à Mei, cuisinière charismatique, spécialiste des raviolis réputés pour leurs vertus rajeunissantes. Prêts à tout, Ching ne se soucie guère de connaître les ingrédients de la recette secrète, quitte à payer le prix fort.
Intégré comme moyen métrage à l’ensemblier Three Extremes (avec Takashi Miike et Park Chan Wook), Nouvelle Cuisine de Fruit Chan est de loin la meilleure partie des trois.
Sur le sujet du la jouvence éternelle, le cinéaste hongkongais pose aussi quelques idées sur la représentation du couple, de l’attraction féminine (Bai Ling) et de la fidélité ma
sculine (Tony Leung Ka-fai). Avec une Bai Ling sulfureuse que nous n’avions plus vu dans un film chinois depuis belle lurette, Fruit Chan nous laisse cuire à feux doux comme ces raviolis qui semblent redonner une seconde jeunesse à ceux qui les consomment. Ching Lee, en totale perte de confiance, ne supporte plus que son mari ne puisse avoir envie d’elle, elle décide alors le tout pour le tout en se délestant de ses deniers pour goûter aux raviolis bien étranges de madame Mei.Quel est l’ingrédient miracle de ces raviolis ? Et bien c’est l’idée clé de ce long métrage et je ne me permettrai pas de la dévoiler et vous laisse encore l’eau à la bouche… enfin ce n’est pas si sûr…
Deux versions sont désormais disponibles sur le même dvd édité par Wildside : un moyen et un long métrage.
Dans le moyen métrage, tout est dynamisé pour ne laisser aucune passe de solitude.
Une fois avoir prit connaissance des ingrédients composant les raviolis, chaque spectateurs se laissera torturer par sa conscience et par l’acheminement de la vie.
Sur cette thématique, Fr
uit Chan réussit admirablement, ce qui n’était pas joué d’avance cela aurait pu tourner à la déconfiture. Mais par son expérience et son incroyable talent dans la mise en ambiance, le cinéaste de l’ancienne concession britannique pose là, avec la truelle, l’un des plus belles briques cinématographiques de la chapelle « film d’angoisse ».Avec deux versions, Fruit Chan préfère se contenter de l’essentiel dans le moyen métrage en se recentrant sur le triptyque Myriam Leung, Tony Leung Ka-fai, Bai Ling. Cette dernière dont les prestations sur grands écrans se faisaient rare, revient avec une prestation fracassante, empreinte d’une forte sensualité et d’un côté magie noire des plus séducteurs. Pour un retour en Chine, Bai Ling, n’a pas fait les choses à moitié !
Dans le long métrage, le réalisateur se laisser aller vers le développement de ses personnages, notamment celui de Bai Ling dont on apprend quelques secrets tout comme le bel étalon Tony Leung Ka-fai qui apparaît plus volage que jamais.
Ces quelques minutes supplémentaires permettent aussi de mettre le doigt sur plusieurs réflexions de la société chinoise actuelle.
Pouvons-nous éternellement rester jeune et
beau ? Certains semblent le croire et ne lésinent pas sur la chirurgie plastique (Meg Rayan où es tu ?), avec botox et autre collagen pour y parvenir. Fruit Chan démontre cela par le biais des raviolis.L’ingrédient et le retour à la jeunesse sont étroitement liés aboutissant à un lien de causalité extrêmement troublant, voir traumatisant.
Puis Fruit Chan est assez intelligent pour évoquer de manières détournées d’autres sujets tabous comme celle de l’avortement officieux de nombreuses jeunes filles, ou bien encore les relations extraconjugales tout comme l’autosatisfaction sexuelle et la lassitude venant avec l’âge.
Nouvelle Cuisine est donc un divertissement intelligent, terriblement efficace, diablement angoissant et marque le possible retour d’une chinoise dans son pays, la très belle Bai Ling (la scène de sexe avec Tony Leung Ka-fai est mémorable). A voir rien que pour se tester face à la vie.
Damien Paccellieri


















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