jeudi 13 décembre 2007
Le Club de le Chance
Avec Ming-Na Wen, Tamly Tomira, Lauren Tom, Rosalino Chao, Lisa Lu
D’après le Best Seller « The Joy Luck Club » de Amy Tan, quatre femmes fuient la Chine au péril de leur vie déchirée par la guerre et transposent leurs destins avec ceux de leurs filles respectives, vivant aux États-Unis.
« Quatre mères, quatre filles. La Chine, les États-Unis. Des générations et des cultures les séparent… »
Pour son anniversaire, June (Ming-Na Wen) a réuni tous ses amis intimes : tante Lindo, tante Ying Ying et tante An Mei qui étaient l
es meilleures amies de feu sa mère, ainsi que leurs filles : Waverly, Lena et Rose, devenues avec le temps les confidentes de sa vie.
Chacune d’entre elles se souvient de son enfance passée aux États-Unis entre cultures chinoise et américaine. Dans le Chinatown d’une grande ville, June se remémore sa jeunesse et son talent au piano. Sa mère réalisait ses rêves à travers ceux de sa fille. Seulement le jour d’une représentation importante, la petite June échoue dans l’exécution de sa partition. Les espoirs de sa mère s’effondrent mais cette dernière ne remarqua guère qu’elle obligeait sa fille à apprendre le piano et que de cette contrainte naquît une souffrance.
Lena, quant à elle, se remémore son exceptionnel talent aux Échecs, jeu dans sa jeunesse où elle battait les meilleurs. Sa mère profitait de son succès pour en bâtir sa fierté, chose que Lena ne supporta pas.
Elle décida alors d’arrêter les Échecs. Ces deux éducations à l’ancienne n’apportèrent guère à June et Lena le bonheur qu’elles espéraient, dans un pays libre et sans contrainte comme les États-Unis. Mais leurs mères, dont l’éducation fut toute autre, croyaient servir leur progéniture lorsqu’elles appliquèrent à leurs filles ce qu’elles avaient vécu…
Pour exemple, Tante Ying Ying fut vendue à l’âge de 16 ans par sa mère afin d’être mariée à un jeune homme de bonne famille. Manque d
e chance, sa richesse était sa seule qualité. Son apparence physique et son infantilisme la dégoûtèrent et celle-ci décida de s’enfuir dès que l’occasion se présenta, en vain.
Impassible le jour de son mariage, elle élabora quelque temps plus tard sa fuite et réussira à obtenir le divorce…
Ainsi va la vie. Chaque mère et fille délivre leurs secrets d’enfance et se découvre être de deux cultures différentes malgré leur filiation…
Le Club de la Chance est une très belle épopée sur les différences générationnelles et culturelles. L’affrontement de deux éducations, l’une chinoise en période de guerre, et l’autre américaine et libre, donne à chacune des générations une identité culturelle différente. Et même si cette grande muraille de la raison les sépare, l’amour, lui, sera le surpasser…
Produit par Oliver Stone, à qu
i l’on doit une trilogie indispensable sur le Vietnam, et réalisé par Wayne Wang alias Mr Cinéma sino-américain, le Club de la Chance réussit son passage du livre au grand écran. Même si la réalisation est très américaine, avec ces éternels clichés des années 90 (souvenez-vous des soirées cocktails, des costumes trop larges) et ce mielleux romantisme qui leur est propre, cela n’entache en rien la brillante interprétation des principaux protagonistes et le développement du long métrage ciselé par de nombreux retours dans le passé et par une narration en voix off très intéressante.
La thématique sino-américaine est également une réussite avec un appel à davantage d’empathie entre les deux culturels comme dans les relations sentimentales qui peuvent parfois s’avérer cruelle.
Conclusion : Le Club de la Chance est à voir pour son histoire tirée d’un excellent roman, pour sa morale et pour ce désir de nouer le fil de la vie entre mères et filles.
D’après le Best Seller « The Joy Luck Club » de Amy Tan, quatre femmes fuient la Chine au péril de leur vie déchirée par la guerre et transposent leurs destins avec ceux de leurs filles respectives, vivant aux États-Unis.
« Quatre mères, quatre filles. La Chine, les États-Unis. Des générations et des cultures les séparent… »
Pour son anniversaire, June (Ming-Na Wen) a réuni tous ses amis intimes : tante Lindo, tante Ying Ying et tante An Mei qui étaient l
es meilleures amies de feu sa mère, ainsi que leurs filles : Waverly, Lena et Rose, devenues avec le temps les confidentes de sa vie.Chacune d’entre elles se souvient de son enfance passée aux États-Unis entre cultures chinoise et américaine. Dans le Chinatown d’une grande ville, June se remémore sa jeunesse et son talent au piano. Sa mère réalisait ses rêves à travers ceux de sa fille. Seulement le jour d’une représentation importante, la petite June échoue dans l’exécution de sa partition. Les espoirs de sa mère s’effondrent mais cette dernière ne remarqua guère qu’elle obligeait sa fille à apprendre le piano et que de cette contrainte naquît une souffrance.
Lena, quant à elle, se remémore son exceptionnel talent aux Échecs, jeu dans sa jeunesse où elle battait les meilleurs. Sa mère profitait de son succès pour en bâtir sa fierté, chose que Lena ne supporta pas.
Elle décida alors d’arrêter les Échecs. Ces deux éducations à l’ancienne n’apportèrent guère à June et Lena le bonheur qu’elles espéraient, dans un pays libre et sans contrainte comme les États-Unis. Mais leurs mères, dont l’éducation fut toute autre, croyaient servir leur progéniture lorsqu’elles appliquèrent à leurs filles ce qu’elles avaient vécu…
Pour exemple, Tante Ying Ying fut vendue à l’âge de 16 ans par sa mère afin d’être mariée à un jeune homme de bonne famille. Manque d
e chance, sa richesse était sa seule qualité. Son apparence physique et son infantilisme la dégoûtèrent et celle-ci décida de s’enfuir dès que l’occasion se présenta, en vain.Impassible le jour de son mariage, elle élabora quelque temps plus tard sa fuite et réussira à obtenir le divorce…
Ainsi va la vie. Chaque mère et fille délivre leurs secrets d’enfance et se découvre être de deux cultures différentes malgré leur filiation…
Le Club de la Chance est une très belle épopée sur les différences générationnelles et culturelles. L’affrontement de deux éducations, l’une chinoise en période de guerre, et l’autre américaine et libre, donne à chacune des générations une identité culturelle différente. Et même si cette grande muraille de la raison les sépare, l’amour, lui, sera le surpasser…
Produit par Oliver Stone, à qu
i l’on doit une trilogie indispensable sur le Vietnam, et réalisé par Wayne Wang alias Mr Cinéma sino-américain, le Club de la Chance réussit son passage du livre au grand écran. Même si la réalisation est très américaine, avec ces éternels clichés des années 90 (souvenez-vous des soirées cocktails, des costumes trop larges) et ce mielleux romantisme qui leur est propre, cela n’entache en rien la brillante interprétation des principaux protagonistes et le développement du long métrage ciselé par de nombreux retours dans le passé et par une narration en voix off très intéressante.La thématique sino-américaine est également une réussite avec un appel à davantage d’empathie entre les deux culturels comme dans les relations sentimentales qui peuvent parfois s’avérer cruelle.
Conclusion : Le Club de la Chance est à voir pour son histoire tirée d’un excellent roman, pour sa morale et pour ce désir de nouer le fil de la vie entre mères et filles.
Damien Paccellieri



















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