jeudi 6 décembre 2007
Go Home
Go Home de Li Chengsheng, 2002Avec Liu Peiqi, Zheng Dawei
Lao Zhang, un vieil acteur de théâtre, rencontre pour la première fois son petit fils. Fâché de sa fille il y a de cela des années, ce grand-père renoue alors doucement les liens de sa famille avec le jeune garçon…
Go Home fait partie de ces longs métrages à sortir en Chine directement en VCD et DVD. En effet, dans une production cinématographique qui compte plus de 330 films par an (d’après les statistiques de 2006), bons nombres d'entre eux n'ont pas la chance d'être distribués au cinéma et terminent leurs vies en tête de gondole des grands supermarchés ou des magasins spécialisés.
Ainsi, on tombe parfois sur une pépite du septième art comme on peut se casser les dents sur une déception. Ce film de Li Chengsheng se faufile entre ces deux catégories pour se loger dans la patrie des longs métrages moyenne gamme.
Il nous conte la vie de Lao Zhang (Liu Peiqi), vieil homme et acteur de l'opéra chinois (dans le rôle « Jing »), se remémorant ses grands souvenirs sur scène.
Il entrevoit les moments fastes de sa carrière, accompagné entre autres par sa fille devenue également une grande interprète de l'opéra chinois (dans le rôle « Dan »).
Mais depuis des années, l'eau s'est installée dans le gaz familial ; père et fille se sépara dans la colère et la tristesse.
À sa grande surprise, Lao Zhang est grand-père, et va le découvrir lorsque sa fille laisse son garçon de 8 ans lui rendre visite pour la première fois, dans sa très belle habitation traditionnelle à cour carrée.
Le vieux Zhang apprend alor
s à connaître son petit fils doté d’un caractère très versatile, mi-ange mi-démon.
Il reste aussi une difficulté à la bonne communication de ces deux différentes générations : la langue. En effet, son petit fils a grandi dans un pays où l'anglais était de mise. Mais avec la confiance et l'amour à partager, l'enfant dévoile son jeu et les sentiments de sa maman, souffrante de l'éloignement avec son père...
En somme, Go Home n'en rien d'exceptionnel si ce n’est assez d'aspects de la vie quotidienne chinoise pour garder ses spectateurs devant leur petit écran, jusqu'à sa fin.
Liu Peiqi, l'un des plus gran
ds acteurs chinois, est véritablement la pièce maîtresse de ce long métrage. Toute l'oeuvre tourne autour de sa prestation, de ses sentiments en tant que grand-père et en tant que père où la conflictualité avec sa fille a empoisonné sa vie. Malheureusement dans le développement narratif du long métrage, le cinéaste n'arrive pas à transmettre les valeurs sociales et sentimentales entre le grand-père et son petit fils. Cela reste éminemment stérile même si la force émotionnelle de Liu Peiqi efface quelque peu cette carence.
Dans cette oeuvre où l'on reconnaît bien la vieille et la nouvelle ville de Pékin, Li Chengsheng ponctue Go Home d'une pointe d'h
umour non négligeable avec des exemples notoire, comme lorsque Lao Zhang, mécontent de recevoir son petit fils à l'improviste, va à la poste pour demander quel est le coût pour renvoyer un enfant en Nouvelle-Zélande, son pays d'origine...
Cela réussit à donner une bonhomie à l'oeuvre, mais ne l'empêche pas de sombrer dans de grandes difficultés à transmettre les sensibilités familiales et filiales.
Lao Zhang, un vieil acteur de théâtre, rencontre pour la première fois son petit fils. Fâché de sa fille il y a de cela des années, ce grand-père renoue alors doucement les liens de sa famille avec le jeune garçon…
Go Home fait partie de ces longs métrages à sortir en Chine directement en VCD et DVD. En effet, dans une production cinématographique qui compte plus de 330 films par an (d’après les statistiques de 2006), bons nombres d'entre eux n'ont pas la chance d'être distribués au cinéma et terminent leurs vies en tête de gondole des grands supermarchés ou des magasins spécialisés.
Ainsi, on tombe parfois sur une pépite du septième art comme on peut se casser les dents sur une déception. Ce film de Li Chengsheng se faufile entre ces deux catégories pour se loger dans la patrie des longs métrages moyenne gamme.
Il nous conte la vie de Lao Zhang (Liu Peiqi), vieil homme et acteur de l'opéra chinois (dans le rôle « Jing »), se remémorant ses grands souvenirs sur scène.
Il entrevoit les moments fastes de sa carrière, accompagné entre autres par sa fille devenue également une grande interprète de l'opéra chinois (dans le rôle « Dan »).
Mais depuis des années, l'eau s'est installée dans le gaz familial ; père et fille se sépara dans la colère et la tristesse.
À sa grande surprise, Lao Zhang est grand-père, et va le découvrir lorsque sa fille laisse son garçon de 8 ans lui rendre visite pour la première fois, dans sa très belle habitation traditionnelle à cour carrée.
Le vieux Zhang apprend alor
s à connaître son petit fils doté d’un caractère très versatile, mi-ange mi-démon.Il reste aussi une difficulté à la bonne communication de ces deux différentes générations : la langue. En effet, son petit fils a grandi dans un pays où l'anglais était de mise. Mais avec la confiance et l'amour à partager, l'enfant dévoile son jeu et les sentiments de sa maman, souffrante de l'éloignement avec son père...
En somme, Go Home n'en rien d'exceptionnel si ce n’est assez d'aspects de la vie quotidienne chinoise pour garder ses spectateurs devant leur petit écran, jusqu'à sa fin.
Liu Peiqi, l'un des plus gran
ds acteurs chinois, est véritablement la pièce maîtresse de ce long métrage. Toute l'oeuvre tourne autour de sa prestation, de ses sentiments en tant que grand-père et en tant que père où la conflictualité avec sa fille a empoisonné sa vie. Malheureusement dans le développement narratif du long métrage, le cinéaste n'arrive pas à transmettre les valeurs sociales et sentimentales entre le grand-père et son petit fils. Cela reste éminemment stérile même si la force émotionnelle de Liu Peiqi efface quelque peu cette carence.Dans cette oeuvre où l'on reconnaît bien la vieille et la nouvelle ville de Pékin, Li Chengsheng ponctue Go Home d'une pointe d'h
umour non négligeable avec des exemples notoire, comme lorsque Lao Zhang, mécontent de recevoir son petit fils à l'improviste, va à la poste pour demander quel est le coût pour renvoyer un enfant en Nouvelle-Zélande, son pays d'origine...Cela réussit à donner une bonhomie à l'oeuvre, mais ne l'empêche pas de sombrer dans de grandes difficultés à transmettre les sensibilités familiales et filiales.
Damien Paccellieri


















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