mercredi 11 juillet 2007
Et la bas quelle heure est il ?
Et la bas quelle heure est-il ? de Tsai Ming-liang, 2001Avec Lee Kang-Sheng, Chen Shiang-Chyi, Lu Yi-Ching
Hsiao-kang vient de perdre son père. Il réagira à sa manière, et désespérera sa mère qui, si elle ne supportait plus vraiment son mari de son vivant va, aujourd’hui, faire le constat qu’il lui manque cruellement.
Un peu par hasard Hsiao-kang, qui vit à présent en vendant des montres, va s’attacher à une jeune femme qui lui avouera pourtant décoller le lendemain de leur rencontre pour Paris. Hsiao-kang restera pour sa part à Taipei, mais va décider d’adopter l’heure française…
Avec Et là bas quelle heure est-il ?, Tsai Ming-liang poursuit son étude de moeurs taiwanaises et creuse encore d’avantage sa réflexion sur la solitude, les relations familiales, les actes et relations manqués.
A l’instar de ses précédents films, le cinéaste expose une nouvelle fois le jeune Hsiao-kang et sa famille, ou du moins ce qu’il en reste. En effet dès les premières secondes du film on apprend que son père vient de décéder. Ce père austère et peu loquace, qui trompait sa femme (elle le lui rendait bien) et qui ne comprenait pas son fils, peut être catalogué comme un individu qui ne manquera à personne.
Bien évidemment il n’en sera pas ainsi : ce n’est pas parce que de son vivant les mots lui venaient à manquer pour exprimer des sensations, des sentiments, qu’une fois franchi le seuil de l’au-delà ses plus proches parents ne vont pas ressentir comme un manque profond.Le long métrage évolue alors dans une direction tragi-comique qui n’est pas sans rappeler les autres longs métrages de Tsai Ming-liang, à ceci près que cette fois-ci qu’il il semble que ce dernier est allé un peu plus loin qu’à l’accoutumée dans le domaine de l’humour.
On ne peut ainsi s’empêcher de vraiment rire parfois, tout en gardant à l’esprit une réelle dimension de noirceur. Il en ira ainsi lorsque la mère tentera tout pour ramener la réincarnation de son mari dans leur appartement, allant jusqu’à invectiver son fils pour avoir tué un cafard (et si c’était ton père ! s’insurgera-t-elle). Oui, certaines réactions sont amusantes, mais elles n’en sont pas pour le moins révélatrices d’une réelle détresse.
Le génialement attachant Hsiao-kang, pour sa part, a trouvé un nouveau petit boulot (il vend des montres à la sauvette). Il semble plus à l’aise dans ses baskets mais sa réserve légendaire lui fera manquer une jolie occasion de se rapprocher de l’amour, en la personne de Shiang-chyi. Cette dernière décollera pour Paris, abandonnant Hsiao-kang à ses illusions, lui qui, bien que resté à Taipei, décidera de vivre à l’heure française. Il l’ignore encore, mais en faisant cela, ce n’est peut être pas de la jeune femme qu’il s’est le plus rapproché...
Ce long métrage est par conséquent, et en toute simplicité, parfaitement indispensable si vous avez apprécié les premiers films dédiés aux pérégrinations de Hsiao-kang et de ses parents. Car en plus d’enrichir une nouvelle fois ses personnages (qui devraient vous faire réfléchir à propos de vos propres expériences), Tsai Ming-liang truffe son long métrage de moments d’une grande finesse mais également de scènes vraiment cocasses (sublime apparition de Jean-Pierre Léaud).
Enfin, ll existe un épilogue « caché » du film. C’est un court métrage qui s’intitule The Skywalk is Gone et fait le lien entre Et là bas quelle heure est-il ? et La saveur de la pastèque.
Hsiao-kang vient de perdre son père. Il réagira à sa manière, et désespérera sa mère qui, si elle ne supportait plus vraiment son mari de son vivant va, aujourd’hui, faire le constat qu’il lui manque cruellement.
Un peu par hasard Hsiao-kang, qui vit à présent en vendant des montres, va s’attacher à une jeune femme qui lui avouera pourtant décoller le lendemain de leur rencontre pour Paris. Hsiao-kang restera pour sa part à Taipei, mais va décider d’adopter l’heure française…
Avec Et là bas quelle heure est-il ?, Tsai Ming-liang poursuit son étude de moeurs taiwanaises et creuse encore d’avantage sa réflexion sur la solitude, les relations familiales, les actes et relations manqués.
A l’instar de ses précédents films, le cinéaste expose une nouvelle fois le jeune Hsiao-kang et sa famille, ou du moins ce qu’il en reste. En effet dès les premières secondes du film on apprend que son père vient de décéder. Ce père austère et peu loquace, qui trompait sa femme (elle le lui rendait bien) et qui ne comprenait pas son fils, peut être catalogué comme un individu qui ne manquera à personne.Bien évidemment il n’en sera pas ainsi : ce n’est pas parce que de son vivant les mots lui venaient à manquer pour exprimer des sensations, des sentiments, qu’une fois franchi le seuil de l’au-delà ses plus proches parents ne vont pas ressentir comme un manque profond.Le long métrage évolue alors dans une direction tragi-comique qui n’est pas sans rappeler les autres longs métrages de Tsai Ming-liang, à ceci près que cette fois-ci qu’il il semble que ce dernier est allé un peu plus loin qu’à l’accoutumée dans le domaine de l’humour.
On ne peut ainsi s’empêcher de vraiment rire parfois, tout en gardant à l’esprit une réelle dimension de noirceur. Il en ira ainsi lorsque la mère tentera tout pour ramener la réincarnation de son mari dans leur appartement, allant jusqu’à invectiver son fils pour avoir tué un cafard (et si c’était ton père ! s’insurgera-t-elle). Oui, certaines réactions sont amusantes, mais elles n’en sont pas pour le moins révélatrices d’une réelle détresse.Le génialement attachant Hsiao-kang, pour sa part, a trouvé un nouveau petit boulot (il vend des montres à la sauvette). Il semble plus à l’aise dans ses baskets mais sa réserve légendaire lui fera manquer une jolie occasion de se rapprocher de l’amour, en la personne de Shiang-chyi. Cette dernière décollera pour Paris, abandonnant Hsiao-kang à ses illusions, lui qui, bien que resté à Taipei, décidera de vivre à l’heure française. Il l’ignore encore, mais en faisant cela, ce n’est peut être pas de la jeune femme qu’il s’est le plus rapproché...
Ce long métrage est par conséquent, et en toute simplicité, parfaitement indispensable si vous avez apprécié les premiers films dédiés aux pérégrinations de Hsiao-kang et de ses parents. Car en plus d’enrichir une nouvelle fois ses personnages (qui devraient vous faire réfléchir à propos de vos propres expériences), Tsai Ming-liang truffe son long métrage de moments d’une grande finesse mais également de scènes vraiment cocasses (sublime apparition de Jean-Pierre Léaud).Enfin, ll existe un épilogue « caché » du film. C’est un court métrage qui s’intitule The Skywalk is Gone et fait le lien entre Et là bas quelle heure est-il ? et La saveur de la pastèque.
Olivier M.


















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