samedi 7 juillet 2007

Before Born

Before Born de Zhang Ming, 2005
Avec Zhong Liao, Guangliang Huang, Baihui Xu


Un homme nommé Li Chonggao disparaît de la circulation. A sa recherche, un homme accompagné d'une femme se rendent sur ses lieux de passages. Dans le même temps cet homme tente la de séduire...mais un autre individu vient troubler cette recherche...

Before born est un film chinois dont l’idée principale est attrayante. Un individu mystéri
eux : Li Chonggao qu’on ne trouve pas. Deux hommes qui le recherchent, une femme Yu Ran entre eux. Un Smoking/No smoking chinois ou bien… la première partie du film décrit la rencontre de Huang Guangliang et Yu Ran à l’hôtel de Bei Hai où est censé être descendu le dit Li Chonggao.



Seulement dans le lit encor
e chaud, il ne trouve que Yu Ran qui ne lui rendra pas l’expression de son désir au fil des jours qui s’écoulent. Ils partent alors en voyage dans l’espoir de retrouver Li Chonggao qui semble être parti pour une autre ville.
Durant ces excursions, Huang Guangliang fait froidement ses avances incessamment déclinées. Puis dans une deuxième partie du f
ilm, un autre homme fait son apparition, plus jeune, plus avenant. Même rituel, mêmes scènes, sauf que cette fois Yu Ran semblée tombée dans un coma barbiturique se réveille et lui saute au cou.

Visiblement ces deux-là se sont déjà rencontrés. Pourtant il est là pour les mêmes raisons et pour les mêmes raisons insondables Li Chonggao est toujours absent. Ils vont suivre le même parcours à la différence près que l’inclination univoque est maintenant exprimée fortement par Yu Ran.

Cette histoire de personnages qui se croisent et s’étreignent tour à tour à la recherche d’un homme aussi mystérieux que le personnage central d’Usual Suspects, est donc une intrigue intéressante dans la mesure où elle rend compte des relations de désolation entre des personnages solitaires soulignées par une mise en scène dépouillée d’un Ming Zhang sorti de l’Ecole de Pékin. Plans fixes, Long plans d’ensemble, lumières peu travaillées.

Malheureusement, une fois de plus, le film reste creux, sans véritable lumière. On s’ennuie assez rapidement dès la moitié du film là où l’on aurait pu s’interroger. Inutile, par ailleurs, de préciser que celui-ci n’a pas de fin. Comme ce voyage au Vietnam organisé par une agence de voyages et annulé pour cause d’éboulement sur la route.

Le cinéma n’est pas une suite de silences et de soupirs. Le rythme d’un film, c’est l’alternance d’accords, désaccords et de silences. C’est le tempo de l’œuvre qui peut être lent, minimal, soit ! Mais le vide seul ne crée pas l’harmonie.
Ce film manque ainsi profondément de créativité. Des histoires d’enfantement sur fond de station balnéaire hors-saison. Mais qui n’accouche de rien.

Vianney Meunier
(2006)

Publié par damien à 12:29

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