mardi 12 juin 2007
The Passage
The Passage de Cheng Wen-tang, 2004Avec Guey Lun-mei, Leon Dai, Tian Fong
Une étudiante en arts vit sa passion au plus près des Musées. Mais la jeune femme connaît également des tensions, notamment en raison de cet homme, plus âgé qu’elle et qui ne répond jamais à ses charmantes intentions.
Un japonais va alors faire irruption dans leur vie. Il traîne, nonchalamment dans les couloirs du Musée.
Il n’a qu’une idée en tête: voir pour la première fois de sa vie la calligraphie intitulée « Carême ».
Présenté par le Muséum du Palais National de Taipei, The Passage est un film excessivement risqué en raison de ses thèmes abordés. En effet, qui pourrait donc aujourd’hui se passionner pour des jeunes gens dont la seule
préoccupation est celle d’un amour pour la culture ancienne ?
Pas grand monde, sans doute. Et pourtant, il est vraiment rafraîchissant de voir un film si différent. Car ici les personnages aiment l’art, ils parlent le plus souvent de cela, et le cinéma aura même le droit à un petit cours improvisé par Guey Lun-mei sur la calligraphie « Carême ».
Certes, les spectateurs occidentaux, très peu au fait de l’art calligraphique, risquent d’avoir toutes les peines du monde à se passionner pour les non-aventures des trois personnages principaux.
Le premier est photographe et écrivain d’art, le deuxième est un énigmatique touriste japonais qui ne jure que par « Carême », le troisième enfin est la jeune étudiante en arts incarnée par la rayonnante Guey Lun-mei (déjà vue dans le superbe B
lue Gate Crossing). Cependant il est aisé de se laisser prendre au piège de ce voyage doux et reposant, alternant somptueux décors naturels taiwanais et déambulations dans les couloirs d’un Musée. The Passage se révèle alors être un titre empreint d’une profonde mélancolie, ce qui n’est certainement pas un hasard puisque c’est aussi l’une des caractéristiques de la calligraphie « Carême ».
Mais soyons honnête, si ce sujet ne vous intéresse guère et que vous n’avez pas deux heures à y consacrer, il est conseillé de passer votre chemin. Pourtant The Passage est un film qui mérite qu’on lui laisse sa chance. Certes les plus impatients trouveront parfois le temps un peu long, mais encore une fois, pour un cinéma si compétent dans ce domaine, ça serait dommage de s’en priver. De plus, et parallèlement aux quelques réflexions envisagées sur l’art, The Passage met en avant deux individus au passé quelque peu obscur.
Incarnés avec beaucoup de justesse par Leon Dai et Guey Lun-mei, ces personnages paraissent être en perpétuel conflit.Leon Dai est taciturne, obnubilé par son travail, tandis que Guey Lun-mei tente coûte que coûte de percer l’armure de cet homme bien plus âgé qu’elle.
La fin du film apportera un début de réponse aux questions que se sera posé le spectateur durant l’histoire. Il ne s’agit aucunement d’une révélation coup de poing, simplement d’un doux message, un léger clin d’œil qui devrait permettre au cinéphile d’envisager le film et la calligraphie avec un regard différent.
A titre d’information, et si vous souhaitez en savoir plus sur les arts aperçus dans The Passage, je vous invite à visiter le site du Musée du Palais National de Taipei. Le « Carême » y est d’ailleurs décortiqué et il vous est possible de surfer en français.
Un japonais va alors faire irruption dans leur vie. Il traîne, nonchalamment dans les couloirs du Musée.
Il n’a qu’une idée en tête: voir pour la première fois de sa vie la calligraphie intitulée « Carême ».
Présenté par le Muséum du Palais National de Taipei, The Passage est un film excessivement risqué en raison de ses thèmes abordés. En effet, qui pourrait donc aujourd’hui se passionner pour des jeunes gens dont la seule
préoccupation est celle d’un amour pour la culture ancienne ?Pas grand monde, sans doute. Et pourtant, il est vraiment rafraîchissant de voir un film si différent. Car ici les personnages aiment l’art, ils parlent le plus souvent de cela, et le cinéma aura même le droit à un petit cours improvisé par Guey Lun-mei sur la calligraphie « Carême ».
Certes, les spectateurs occidentaux, très peu au fait de l’art calligraphique, risquent d’avoir toutes les peines du monde à se passionner pour les non-aventures des trois personnages principaux.
Le premier est photographe et écrivain d’art, le deuxième est un énigmatique touriste japonais qui ne jure que par « Carême », le troisième enfin est la jeune étudiante en arts incarnée par la rayonnante Guey Lun-mei (déjà vue dans le superbe B
lue Gate Crossing). Cependant il est aisé de se laisser prendre au piège de ce voyage doux et reposant, alternant somptueux décors naturels taiwanais et déambulations dans les couloirs d’un Musée. The Passage se révèle alors être un titre empreint d’une profonde mélancolie, ce qui n’est certainement pas un hasard puisque c’est aussi l’une des caractéristiques de la calligraphie « Carême ». Mais soyons honnête, si ce sujet ne vous intéresse guère et que vous n’avez pas deux heures à y consacrer, il est conseillé de passer votre chemin. Pourtant The Passage est un film qui mérite qu’on lui laisse sa chance. Certes les plus impatients trouveront parfois le temps un peu long, mais encore une fois, pour un cinéma si compétent dans ce domaine, ça serait dommage de s’en priver. De plus, et parallèlement aux quelques réflexions envisagées sur l’art, The Passage met en avant deux individus au passé quelque peu obscur.
Incarnés avec beaucoup de justesse par Leon Dai et Guey Lun-mei, ces personnages paraissent être en perpétuel conflit.Leon Dai est taciturne, obnubilé par son travail, tandis que Guey Lun-mei tente coûte que coûte de percer l’armure de cet homme bien plus âgé qu’elle.La fin du film apportera un début de réponse aux questions que se sera posé le spectateur durant l’histoire. Il ne s’agit aucunement d’une révélation coup de poing, simplement d’un doux message, un léger clin d’œil qui devrait permettre au cinéphile d’envisager le film et la calligraphie avec un regard différent.
A titre d’information, et si vous souhaitez en savoir plus sur les arts aperçus dans The Passage, je vous invite à visiter le site du Musée du Palais National de Taipei. Le « Carême » y est d’ailleurs décortiqué et il vous est possible de surfer en français.
Olivier M.


















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