mardi 26 juin 2007
Feizhou Laowei
Feizhou Laowei de Joseph Kumbela, 1998Court métrage
Les tribulations d’un africain à Pékin, amouraché d’une jeune chinoise.
Il est rare de voir des étrangers et notamment des africains, dans des courts ou longs métrages sur la culture chinoise. Heureusement, les co-productions commencent réellement à porter leurs fruits sur une mixité dans la cinématographie chinoise encore bien difficile, il est vrai.
Cependant regarder ce court métrage tombe à pic en cette période d’échanges économiques et commerciaux intenses entre une Chine qui souhaite sécuriser sa souveraineté énergétique et un continent africains qui a besoin de partenaire dans un co-développement structurel. Il est intéressant en plus de voir aujourd’hui les occidentaux font la leçon à la Chine en Afrique, alors que nous autres français en européens sommes quand même responsable de l’esclavagisme économique qu’est la dette, de nombreux coups fourrés diplomatiques et même de vente d’armes ! Donc avant de faire la morale, balayons peut être un peu devant notre porte…
Bref, on reconnaît immédiatement dans Feizhou Laowei la capitale chinoise et ses quelques quartiers bucoliques comme les hutongs si chers à l’architecture locale.
En regardant de près, on distingue même le centre commercial à l’horloge Citizen en plein cœur de Wangfujing.
Alors même si la mise en scène est totalement rudimentaire et semé de petites incohérences (le héros africain appelé Lulu parle par exemple en français à sa douce qui lui rétorque en mandarin, sans aucunes explications ), le cinéphile se prend au jeu de ce court métrage distrayant.
Dans cet essai sino-africain on retiendra particulièrement une scène ébouriffante où Lulu parle dans un mandarin plus que parfait. La force de cette scène réside dans l’excellente élocution de l’accent pékinois mais aussi dans l’environnement du héros fait entièrement d’une population chinoise qui le regarde comme une bête de foire. Discrimination ? Trop grandes différences culturelles jusqu’à la couleur de peau ? C’est peut être l’un des fins mots de cette histoire.
Avec quelques références à
l’Afrique, le sentiment de se sentir toujours étranger malgré une relation de couple avec une chinoise, Feizhou Laowei est une curiosité à voir rien que pour cette représentation si particulière des différences culturelles. Et pour terminer, une chanson très populaire vient clôturer ce portrait loin sur le quotidien d’un couple pas comme les autres: « Ah ces filles de Daban ! Des Jambes comme celles des gazelles d’Afrique »…
A méditer pour les années à venir dans les relations sino-africaines.
Les tribulations d’un africain à Pékin, amouraché d’une jeune chinoise.
Il est rare de voir des étrangers et notamment des africains, dans des courts ou longs métrages sur la culture chinoise. Heureusement, les co-productions commencent réellement à porter leurs fruits sur une mixité dans la cinématographie chinoise encore bien difficile, il est vrai.
Cependant regarder ce court métrage tombe à pic en cette période d’échanges économiques et commerciaux intenses entre une Chine qui souhaite sécuriser sa souveraineté énergétique et un continent africains qui a besoin de partenaire dans un co-développement structurel. Il est intéressant en plus de voir aujourd’hui les occidentaux font la leçon à la Chine en Afrique, alors que nous autres français en européens sommes quand même responsable de l’esclavagisme économique qu’est la dette, de nombreux coups fourrés diplomatiques et même de vente d’armes ! Donc avant de faire la morale, balayons peut être un peu devant notre porte…
Bref, on reconnaît immédiatement dans Feizhou Laowei la capitale chinoise et ses quelques quartiers bucoliques comme les hutongs si chers à l’architecture locale.
En regardant de près, on distingue même le centre commercial à l’horloge Citizen en plein cœur de Wangfujing.
Alors même si la mise en scène est totalement rudimentaire et semé de petites incohérences (le héros africain appelé Lulu parle par exemple en français à sa douce qui lui rétorque en mandarin, sans aucunes explications ), le cinéphile se prend au jeu de ce court métrage distrayant.Dans cet essai sino-africain on retiendra particulièrement une scène ébouriffante où Lulu parle dans un mandarin plus que parfait. La force de cette scène réside dans l’excellente élocution de l’accent pékinois mais aussi dans l’environnement du héros fait entièrement d’une population chinoise qui le regarde comme une bête de foire. Discrimination ? Trop grandes différences culturelles jusqu’à la couleur de peau ? C’est peut être l’un des fins mots de cette histoire.
Avec quelques références à
l’Afrique, le sentiment de se sentir toujours étranger malgré une relation de couple avec une chinoise, Feizhou Laowei est une curiosité à voir rien que pour cette représentation si particulière des différences culturelles. Et pour terminer, une chanson très populaire vient clôturer ce portrait loin sur le quotidien d’un couple pas comme les autres: « Ah ces filles de Daban ! Des Jambes comme celles des gazelles d’Afrique »…A méditer pour les années à venir dans les relations sino-africaines.
Damien Paccellieri


















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au risque de me répéter: est il disponible sur un support quelconque?
Bas dis donc c'est les soldes que tu veux tout acheter ? :)
Oui, il est dispo sur le bonus dvd de Suzhou River @++
bon, encore une fois ça m'apprendra à regarder mes bonus!
Sinon c'est sûr que je suis à la recherche de raretés chinoises, mais ces raretés ne sont souvent pas sous titrées et mon niveau de mandarin n'est pas encore suffisant.