lundi 23 avril 2007
Livre : Le cinema chinois
Le cinéma chinois de Jean Michel FrodonPrix : 9€
C'est à travers l'importation d'un genre populaire, le film de kung-fu, et d'une star internationale, Bruce Lee, que les spectateurs occidentaux ont fait connaissance avec le cinéma chinois dans les années 70. Au cours des 15 dernières années, les films chinois ont gagné toutes les grandes récompenses internationales, conquis le grand public, et transformé de manière irréversible le cinéma d'action, à Hollywood comme partout ailleurs. S'il est légitime aujourd'hui de parler d'"un" cinéma chinois - il existe un monde chinois, une culture chinoise, reflétés par le cinéma qui en est issu - il y a bien, en fait, quatre cinémas chinois : ceux de Chine continentale, de Hong-Kong, de Taiwan et de la diaspora chinoise, dotés chacun d'une identité spécifique.
L'ouvrage retrace un siècle d'histoire jalonné d'oeuvres exceptionnelles incarnées par des figures marquantes. On peut citer en Chine : Le Roi des enfants de Chen Kaige, Épouses et concubines de Zhang Yimou, The World de Jia Zhang-ke; à Hong Kong : L'Hirondelle d'or de King Hu, The Killer de John Woo, In the Mood for love de Wong Kar-wai; à Taiwan: Le Maître de marionnettes de Hou Hsiao-hsien, Yi yi de Edward Yang. Jean-Michel Frodon met en évidence les principaux traits stylistiques du cinéma chinois, leurs relations avec la culture de cette région du monde, les multiples apports spécifiques de la Chine au langage cinématographique.
L'ouvrage retrace un siècle d'histoire jalonné d'oeuvres exceptionnelles incarnées par des figures marquantes. On peut citer en Chine : Le Roi des enfants de Chen Kaige, Épouses et concubines de Zhang Yimou, The World de Jia Zhang-ke; à Hong Kong : L'Hirondelle d'or de King Hu, The Killer de John Woo, In the Mood for love de Wong Kar-wai; à Taiwan: Le Maître de marionnettes de Hou Hsiao-hsien, Yi yi de Edward Yang. Jean-Michel Frodon met en évidence les principaux traits stylistiques du cinéma chinois, leurs relations avec la culture de cette région du monde, les multiples apports spécifiques de la Chine au langage cinématographique.
Jean Michel Frodon, excellent journaliste des Cahiers du cinéma nous propose pour la modique somme de 9€ un livret de 150pages sur le(s) cinéma(s) chinois. Il faut avouer qu'il est vraiment difficile de synthétiser toute la richesse de ce septième art. L' auteur s'y essaye avec le plus de pédagogie possible, mais dans un format très poche, il est impossible de développer et d'analyser le cinéma de plus d'1 milliards 300 millions d'être humain. L'auteur se limite donc à brosser un portrait très concis de cette cinématographique et l'oblige à passer outre divers domaines essentiels au cinéma chinois (très peu de références sur le début de ce(s) cinéma(s), ses âges d'or, son cinéma de propagande, les studios de l'Armée, etc...).
Evitant de se plonger dans le plus interessant ou du moins dans ce qui reste à défricher, ce livret ressasse malheureusement les mêmes sujets et les mêmes cinéastes que l'on connaît depuis. Hong Kong et John Woo, la Chine et Zhang Yimou, Taiwan et Hou Hsiao-hsien: et le reste ? Et bien ça ne sera pas pour cette fois.
Le cinéma chinois de Jean Michel Frodon s'adresse donc clairement aux néophytes ou à ceux qui souhaitent s'en servir comme simple outil de présentation dans une école ou un exposé, etc.
Mais il est triste de dire que ce public méritait mieux, tant l'auteur avait tous les talents pour le faire...
Evitant de se plonger dans le plus interessant ou du moins dans ce qui reste à défricher, ce livret ressasse malheureusement les mêmes sujets et les mêmes cinéastes que l'on connaît depuis. Hong Kong et John Woo, la Chine et Zhang Yimou, Taiwan et Hou Hsiao-hsien: et le reste ? Et bien ça ne sera pas pour cette fois.
Le cinéma chinois de Jean Michel Frodon s'adresse donc clairement aux néophytes ou à ceux qui souhaitent s'en servir comme simple outil de présentation dans une école ou un exposé, etc.
Mais il est triste de dire que ce public méritait mieux, tant l'auteur avait tous les talents pour le faire...
Damien Paccellieri


















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