dimanche 4 mars 2007
Genica
Génica de Chen Zhi-heng, 1997Court Métrage
Un chinois parle en français pendant que des affiches chinoises apparaissent à l’image, s’enchaînant les unes après les autres. Cet homme ne parle pas au hasard, il cite Antonin Artaud en référence à Génica.
Soudain, une musique aiguë s’accouple au flot visuel d’écritures chinoises.
Le narrateur continue à discuter et aborde la difficile séparation que lui inflige sa femme. Il ne comprend pas pourquoi celle-ci souhaite s’en débarrasser, et commence même à faire son introspection tout en écorchant sa langue d’adoption.
Les affiches et les vidéos proposées semblent suivre alors ses hésitations et ses doutes sur sa propre vie.
Puis, vers le milieu du court métrage, le jeune homme apparaît enfin dans des autoportraits éphémères entre quelques plans d’affiches vieillies par le temps et des rues urbaines où la vie semble se muer vers un individualisme cruel…
Genica est en quelque
sorte un pot pourrie de tout ce qui existe aujourd’hui en Chine en matière d’art contemporain. Cette manière de filmer, de choisir ces lieux et ces objets expose le caractère singulier d’une démarche artistique.
Malheureusement cela tourne rapidement au vinaigre avec cette référence à Artaud et le processus créatif du réalisateur.
En effet, on ne comprend pas très bien la relation entre toutes ces phases artistiques et la référence à Artaud. Malgré le doublage français, le cinéphile décroche de cette stratosphère utopique où Chen Zhi-heng s’était entremit.
En plus de cela son maniérisme artistique est tout à fait similaire à de nombreux artistes français qui n(ont pas eu la chance ou l’opportunité de tourné ce type de court métrage afin d’être plébisciter.
On reste donc perplexe
face à ce semblant d’ingéniosité qui apparaît totalement conventionnel aux yeux des européens. Il serait même dangereux de faire les louanges de ce type d’artiste chinois qui, au final, n’apporte rien de plus qu’un court métrage artistique.
En bref, ce n’est pas parce qu’il est chinois et qu’en Chine la place de ces artistes est somme toute limitée (mais en développement à Shanghai et Pékin), qu’il faudrait le porter à la lumière.
Ainsi avec Génica, Chen Zhi-heng ne révolutionne rien, bien au contraire, il porte plutôt le label de « déjà vu ».
Damien Paccellieri
Un chinois parle en français pendant que des affiches chinoises apparaissent à l’image, s’enchaînant les unes après les autres. Cet homme ne parle pas au hasard, il cite Antonin Artaud en référence à Génica.
Soudain, une musique aiguë s’accouple au flot visuel d’écritures chinoises.
Le narrateur continue à discuter et aborde la difficile séparation que lui inflige sa femme. Il ne comprend pas pourquoi celle-ci souhaite s’en débarrasser, et commence même à faire son introspection tout en écorchant sa langue d’adoption.
Les affiches et les vidéos proposées semblent suivre alors ses hésitations et ses doutes sur sa propre vie.
Puis, vers le milieu du court métrage, le jeune homme apparaît enfin dans des autoportraits éphémères entre quelques plans d’affiches vieillies par le temps et des rues urbaines où la vie semble se muer vers un individualisme cruel…
Genica est en quelque
sorte un pot pourrie de tout ce qui existe aujourd’hui en Chine en matière d’art contemporain. Cette manière de filmer, de choisir ces lieux et ces objets expose le caractère singulier d’une démarche artistique.Malheureusement cela tourne rapidement au vinaigre avec cette référence à Artaud et le processus créatif du réalisateur.
En effet, on ne comprend pas très bien la relation entre toutes ces phases artistiques et la référence à Artaud. Malgré le doublage français, le cinéphile décroche de cette stratosphère utopique où Chen Zhi-heng s’était entremit.
En plus de cela son maniérisme artistique est tout à fait similaire à de nombreux artistes français qui n(ont pas eu la chance ou l’opportunité de tourné ce type de court métrage afin d’être plébisciter.
On reste donc perplexe
face à ce semblant d’ingéniosité qui apparaît totalement conventionnel aux yeux des européens. Il serait même dangereux de faire les louanges de ce type d’artiste chinois qui, au final, n’apporte rien de plus qu’un court métrage artistique. En bref, ce n’est pas parce qu’il est chinois et qu’en Chine la place de ces artistes est somme toute limitée (mais en développement à Shanghai et Pékin), qu’il faudrait le porter à la lumière.
Ainsi avec Génica, Chen Zhi-heng ne révolutionne rien, bien au contraire, il porte plutôt le label de « déjà vu ».
Damien Paccellieri


















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