dimanche 4 février 2007
Sun Plant (太阳花)
Sun Plant de Zhang Yang, 2006 Moyen métrage
Un garçon s’occupant d’une boutique d’appareil photo en plein cœur de Pékin enchaîne des journées qui se ressemblent toutes. Son seul péché mignon est d’enregistrer à l’aide un caméscope sur trépied les citadins passants devant son magasin. Le soir, après la clôture du magasin, ce jeune homme rentre chez lui et visionne sur son ordinateur ce qu’il a enregistré de la journée. Au cours d’une longue nuit, il reste fixé sur une image où une jeune fille vend des fleurs dans la rue. Sans savoir pourquoi, il comme hypnotisé par cette demoiselle ou bien même déjà quelque peu amoureux.
Le lendemain, il ouvre son magasin comme d’habitude et observe dans la rue cette fille venue vendre des bouquets.
Il n’a d’yeux que pour elle. Son ami co-gérant tente de lui parler à plusieurs reprises mais il ne l’écoute même plus. Sa relation avec cette fille est comme d’Ulysse et du chant des sirènes. Au bout de quelques jours, il n’hésite pas à la rencontrer ou du moins à figurer sur le même plan qu’elle puisque son caméscope enregistre encore et toujours. Le soir, il regarde avec attention ses agissements face à la demoiselle, comme si le narcissisme était l’un de ses traits de caractère.
Mais pour la voir tous les jours sans se faire remarquer, il lui achète une fleur appelé « fleur du soleil » en Chine. Il accomplit ainsi le même rituel afin de lui voler quelques mots, quelques sourires et bien sûr, quelques sentiments. Il semble vivre un amour original et son ami s’amuse à le voir acheter quotidiennement une fleur. Mais soudain lors du braquage d’une banque, l’enregistrement de son caméscope lui révèle l’invraisemblable…
Moyen métrage d’une demi heure, Sun Plant (太阳花) est d’une simplicité et d’une efficacité cinématographique surprenante. Zhang Yang (张杨), talent cinéaste chinois (Shower 洗澡), s’essaye par cette œuvre à l’utilisation des caméras DV et HD, employées ici avec brio mais sans être non plus l’un des sommets du genre.
On s’amuse à suivre ce garçon (dont la ressemblance avec Jiang Wen sera toujours aussi troublante) dans ses attitudes et ses aptitudes de séduction, pour être totalement désarçonné lors du turn-over final.
Le cinéphile cherchera certainement par la suite la sorte de fleurs vendu par la fille qui se trouve être à l’épicentre du moyen métrage.
Ainsi partit de presque rien, Sun Plant dévoile toute l’ébauche du talent de Zhang Yang mais nous laisse tout de même un peu d’amertume puisqu’on aurait été curieux de voir la suite. En quelque sorte le syndrome de la réussite.
Un moyen métrage à voir par curiosité.
A noter : Zhang Yang a tourné ce moyen métrage dans une rue commerciale connue de Pékin. A l'été 2006, je suis passé devant et le magasin était vraiment un magasin de photos !
Le lendemain, il ouvre son magasin comme d’habitude et observe dans la rue cette fille venue vendre des bouquets.
Il n’a d’yeux que pour elle. Son ami co-gérant tente de lui parler à plusieurs reprises mais il ne l’écoute même plus. Sa relation avec cette fille est comme d’Ulysse et du chant des sirènes. Au bout de quelques jours, il n’hésite pas à la rencontrer ou du moins à figurer sur le même plan qu’elle puisque son caméscope enregistre encore et toujours. Le soir, il regarde avec attention ses agissements face à la demoiselle, comme si le narcissisme était l’un de ses traits de caractère.
Mais pour la voir tous les jours sans se faire remarquer, il lui achète une fleur appelé « fleur du soleil » en Chine. Il accomplit ainsi le même rituel afin de lui voler quelques mots, quelques sourires et bien sûr, quelques sentiments. Il semble vivre un amour original et son ami s’amuse à le voir acheter quotidiennement une fleur. Mais soudain lors du braquage d’une banque, l’enregistrement de son caméscope lui révèle l’invraisemblable…Moyen métrage d’une demi heure, Sun Plant (太阳花) est d’une simplicité et d’une efficacité cinématographique surprenante. Zhang Yang (张杨), talent cinéaste chinois (Shower 洗澡), s’essaye par cette œuvre à l’utilisation des caméras DV et HD, employées ici avec brio mais sans être non plus l’un des sommets du genre.
On s’amuse à suivre ce garçon (dont la ressemblance avec Jiang Wen sera toujours aussi troublante) dans ses attitudes et ses aptitudes de séduction, pour être totalement désarçonné lors du turn-over final.
Le cinéphile cherchera certainement par la suite la sorte de fleurs vendu par la fille qui se trouve être à l’épicentre du moyen métrage.Ainsi partit de presque rien, Sun Plant dévoile toute l’ébauche du talent de Zhang Yang mais nous laisse tout de même un peu d’amertume puisqu’on aurait été curieux de voir la suite. En quelque sorte le syndrome de la réussite.
Un moyen métrage à voir par curiosité.
A noter : Zhang Yang a tourné ce moyen métrage dans une rue commerciale connue de Pékin. A l'été 2006, je suis passé devant et le magasin était vraiment un magasin de photos !
Damien Paccellieri


















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Encore une fois, un article qui donne envie de voir des films...
Cependant, en France, il n'est parfois pas si facile que cela de se procurer des DVD... as-tu des pistes à ce sujet ?
C'est vrai qu'en France il y a très peu de films chinois édités. Il y a plusieurs raisons:
1) Pbs Administratifs pour avoir les films (bref des procédures très longues)
2) Manque de connaissances de ce cinéma pour savoir quel film édité afin de ne pas se vautrer financièrement.
Si tu cherches des films chinois, la meilleure plateforme reste Yesasia.com où de nombreuses oeuvres sont dispos, autrement si tu es sur Pékin tu as des magasins comme FAB (Wangfujing), etc...
Mais le sous titre anglais est roi !! Si tu cherches des sous titres français il existe www.calorifix.net, une excellente alternative afin de trouver les sous titres made in France de qqes films chinois.
@++
Merci du tuyau.
Malheureusement, je ne suis plus à Pékin - j'y avais mes magasins et mes conseillers avisés - je me rabattrai donc sur Yesasia.com, que je ne connaissais pas.
Quant aux sous-titres, no souci pour l'anglais ^^
olala! j'ai fait une grosse faute dans le billet précédent!! édité avec "é" arf!!!! c'est "éditer".
Et dire que j'étais un excellent candidat aux Dicos D'or ! :)